Lorsqu’on évoque le cacao, le chocolat est souvent la première chose qui vient à l’esprit. Pourtant, la fève de cacao, riche en flavonoïdes et antioxydants, peut aussi se consommer sous forme de jus, de beurre ou de thé bien chaud.
L’infusion de cacao, c’est exactement ça : une boisson chaude qui sent le chocolat noir, presque sans sucre et très légère, préparée en laissant tremper des éclats de fève (le grué) ou des coques de cacao dans de l’eau chaude. Quand les soirées raccourcissent, c’est la tasse que je me prépare quand j’ai envie de chocolat sans avoir envie d’un chocolat chaud épais.
En 2024, j’ai co-écrit avec faut qu’on en parle un article sur la flambée du prix du cacao, qui a dépassé les 10 000 $ la tonne. Raison de plus pour ne rien gaspiller de la fève : l’infusion valorise des éclats en petite quantité et même les coques, souvent jetées par les chocolatiers.
- › Qu’est-ce qu’une infusion de cacao ?
- › Quels sont les bienfaits de l’infusion de cacao ?
- › Que dit vraiment la recherche ?
- › Éclats ou coques : que choisir ?
- › Coques, éclats, poudre ou chocolat : qu’y a-t-il dans la tasse ?
- › Comment bien choisir ses coques de cacao ?
- › La recette de l’infusion de cacao
- › Comment réussir son infusion à chaque fois ?
- › Quelles variantes et quelles épices ?
- › Chiens, chats, chevaux : un vrai danger
- › Les erreurs à éviter
- › Questions fréquentes
La carte d’identité de l’infusion de cacao
Qu’est-ce qu’une infusion de cacao ?
La préparation se réalise en infusant les fèves, appelées grué de cacao, dans de l’eau chaude. Il est également possible d’utiliser les coques de cacao, riches en nutriments, pour une version tout aussi intéressante de la recette.
Le grué, ce sont les fèves de cacao fermentées, séchées, torréfiées puis concassées en petits éclats, avant qu’on les broie pour faire du chocolat. Les coques, elles, sont la fine enveloppe papyracée qui entoure la fève (le tégument), que l’on sépare des éclats après torréfaction, au moment du vannage. Ni l’un ni l’autre ne se dissout : on les laisse infuser, puis on filtre. Si vous voulez revoir le chemin complet de la cabosse à la tablette, je l’ai détaillé dans qu’est-ce que le cacao.
Le résultat n’a rien à voir avec un chocolat chaud. La tasse est claire, ambrée à brun-rouge, fluide comme un thé. En bouche, on retrouve l’odeur d’une tablette qu’on vient de casser, une légère amertume, des notes grillées et parfois fruitées selon l’origine des fèves. Comme on ne boit ni le beurre de cacao ni la poudre, la boisson reste très peu calorique tant qu’on ne la sucre pas.
Au Brésil, où je vis, on trouve parfois du « chá de casca de cacau », le thé de coques, dans la région de Bahia, la grande région du cacao. C’est une boisson du quotidien là-bas, qu’on boit chaude le matin ou glacée l’après-midi.
Quels sont les bienfaits de l’infusion de cacao ?
En plus de sa saveur familière, l’infusion de cacao est souvent présentée comme une boisson bien-être. Il faut rester honnête : une tasse d’infusion contient beaucoup moins de composés qu’un carré de chocolat noir, car seule une partie passe dans l’eau. Voici ce que l’on peut dire sans exagérer.
Un coup de fouet doux. Le cacao contient de la théobromine, un alcaloïde de la même famille que la caféine, mais à l’effet plus progressif et plus long. Il contient aussi un peu de caféine. Une infusion de cacao pourrait donc aider à rester éveillé et concentré, sans l’effet « pic » d’un expresso. C’est une boisson que je bois volontiers en début d’après-midi.
Dans les coques, la théobromine est l’alcaloïde principal : les analyses en trouvent de 3,9 à 18,3 mg par gramme de coque sèche selon l’origine et le traitement, avec cinq à sept fois moins de caféine. Une partie seulement passe dans l’eau. La théobromine détend les petits vaisseaux sanguins, ce qui explique que quelques petites études aient observé une légère baisse de la tension après la prise de cacao ou de théobromine. Ces résultats restent modestes et ne concernent pas spécifiquement une tasse d’infusion : on ne peut pas présenter cette boisson comme un moyen de faire baisser sa tension.
Un intérêt pour la digestion ? L’eau d’infusion des coques emporte une partie de leurs pectines et des procyanidines, des polyphénols qui résistent à la digestion. Arrivés dans le côlon, ils nourriraient certaines bonnes bactéries (bifidobactéries, lactobacilles), qui produisent à leur tour des acides gras à chaîne courte bénéfiques pour la paroi de l’intestin. En laboratoire, les polyphénols des coques freinent aussi une enzyme qui découpe les sucres (l’alpha-glucosidase) et la bactérie responsable de la plaque dentaire. Ce sont des pistes de recherche, surtout obtenues in vitro ou chez l’animal, pas des effets démontrés chez l’humain.
Des antioxydants. La fève est riche en polyphénols, en particulier en flavanols. Une partie se retrouve dans l’infusion, surtout si l’on concasse les éclats et qu’on infuse assez longtemps. Ces composés sont étudiés pour leur rôle sur la souplesse des vaisseaux sanguins, mais les quantités utilisées dans les études sont bien supérieures à ce qu’apporte une tasse.
Un moment de plaisir sans sucre. On dit que le cacao est plein de sérotonine. En réalité, il contient surtout des précurseurs et des molécules associées au plaisir, et l’effet sur l’humeur tient sans doute autant au rituel qu’à la chimie. Ce qui est certain, c’est qu’une tasse qui sent le chocolat sans sucre ajouté peut remplacer un dessert ou un chocolat chaud le soir de semaine.
Et le sommeil ? On lit partout que l’infusion de cacao aide à dormir. Je ne le crois pas : la théobromine est un stimulant léger. Si vous êtes sensible à la caféine, évitez-la après 17 h. Pour le soir, je préfère une infusion de coques très courte ou une tisane.
Que dit vraiment la recherche ?
Le niveau de preuve, bienfait par bienfait
Plus la barre est longue, plus l’usage est documenté par la recherche (échelle indicative, pour le cacao en général et non pour une tasse d’infusion).
La seule allégation santé autorisée en Europe pour le cacao concerne ses flavanols, et elle vise une dose précise (environ 200 mg de flavanols par jour) apportée par des produits spécialement formulés, pas une tisane maison. Prenez donc l’infusion pour ce qu’elle est : une boisson agréable, légère, qui peut s’intégrer dans une alimentation variée.
Éclats ou coques : que choisir ?
| Critère | Éclats de cacao (grué) | Coques de cacao |
|---|---|---|
| Goût | Chocolat noir, corsé, un peu amer | Plus doux, notes de biscuit et de malt |
| Corps | Rond, légère pellicule grasse | Léger, très fluide |
| Dose pour 500 ml | 12 à 15 g concassés | 10 g |
| Infusion | 10 à 12 min à 90-95 °C | 8 min, ou 5 min de frémissement |
| Après l’infusion | Se mixent dans un porridge ou un granola | Au compost fermé, jamais en paillage si vous avez un chien |
Pour les éclats, choisissez-les torréfiés et nature, sans sucre ni enrobage : les éclats caramélisés vendus pour la pâtisserie laissent un sirop collant au fond de la tasse. Une bonne odeur de chocolat dès l’ouverture du sachet est le meilleur signe. Pour les coques, achetez-les auprès d’un artisan chocolatier ou d’une boutique de thés qui en garantit la qualité alimentaire : ce sont des enveloppes qui ont été au contact de la terre et de la fermentation, elles doivent avoir été torréfiées et triées.

Coques, éclats, poudre ou chocolat : qu’y a-t-il dans la tasse ?
L’infusion de coques est la plus légère de toutes les façons de profiter du cacao : on ne boit ni le beurre de cacao ni la poudre, seulement ce que l’eau a extrait. Voici des ordres de grandeur pour comparer.
| Dans la tasse | Énergie (environ) | Théobromine et caféine | Flavanols |
|---|---|---|---|
| Infusion de coques (5-10 g, filtrée) | 2 kcal par tasse | Faible à modérée, selon la dose et le temps | Une partie seulement passe dans l’eau |
| Infusion d’éclats (grué, filtrée) | Quelques kcal | Modérée | Plus que les coques, surtout si l’on concasse |
| Cacao en poudre non sucré (10 g dans de l’eau) | Environ 35 kcal | Théobromine plus élevée (on boit la poudre) | Élevés si le cacao n’est pas alcalinisé |
| Chocolat chaud au lait sucré | 150 à 250 kcal | Variable | Souvent faibles (cacao alcalinisé, peu dosé) |
| 20 g de chocolat noir 70 % | Environ 115 kcal | Théobromine modérée, un peu de caféine | Variables selon la fabrication |
Si c’est la richesse en flavanols qui vous intéresse, le cacao en poudre non alcalinisé et le chocolat noir en apportent bien plus que l’infusion ; j’explique pourquoi dans les bienfaits du cacao au-delà du chocolat et dans les raisons de miser sur le chocolat noir.

Une infusion de coques de cacao : une tasse ambrée, légère, au parfum de chocolat noir.
Comment bien choisir ses coques de cacao ?
Les coques sont l’enveloppe extérieure de la fève : pendant la fermentation, le séchage et le stockage, ce sont elles qui sont au contact de l’environnement. Leur choix demande donc plus de vigilance que celui des éclats.
| Critère | Ce qu’il faut vérifier |
|---|---|
| Qualité alimentaire | Coques vendues explicitement pour la consommation humaine, jamais du paillage de jardin ou de l’aliment pour animaux |
| Métaux lourds | Le plomb peut se déposer quand les fèves sèchent au bord des routes, et le cacaoyer puise du cadmium dans certains sols : privilégiez un vendeur qui présente des analyses de ses lots |
| Moisissures | Coques parfaitement sèches (humidité inférieure à 8-10 %), en sachet hermétique, pour éviter l’ochratoxine A, une toxine de moisissure résistante à la chaleur |
| Odeur et aspect | Odeur franche de cacao torréfié ; refusez tout lot qui sent le moisi, la fumée ou le produit chimique, ou qui contient beaucoup de poussière |
Le cadmium du cacao est un sujet que je détaille dans mon article sur le cacao ; pour une tasse d’infusion de temps en temps, le risque est faible si les coques viennent d’un vendeur sérieux.
La recette de l’infusion de cacao
Voici ma version pour deux tasses, avec la gousse de vanille épuisée qui arrondit l’amertume. La recette détaillée est juste en dessous ; les explications qui suivent vous aideront à l’ajuster à votre goût.
Ingrédients
- 500 ml d'eau
- 12 à 15 g d'éclats de cacao torréfiés nature (grué), soit 2 cuillères à soupe bombées, ou 10 g de coques de cacao
- 1 gousse de vanille déjà utilisée, rincée et séchée (facultatif)
- 1 morceau de 3 cm de cannelle de Ceylan (facultatif)
- 2 ou 3 petits morceaux de poivre long de Java (facultatif)
- 1 cuillère à café de miel ou de sirop d'érable (facultatif)
- 1 trait de lait ou de boisson d'avoine (facultatif)
Préparation
Concassez grossièrement les éclats de cacao au mortier, ou au rouleau dans un sac de congélation, sans les réduire en poudre.
Pour plus de rondeur, torréfiez-les 1 à 2 minutes à sec dans une poêle chaude en remuant, jusqu'à ce que l'odeur de chocolat monte, sans les laisser fumer.
Portez l'eau à frémissement, coupez le feu et laissez-la reposer 1 minute pour qu'elle redescende vers 90-95 °C.
Mettez les éclats dans une théière ou une casserole avec la gousse de vanille fendue, la cannelle et le poivre long si vous en utilisez.
Versez l'eau chaude, couvrez et laissez infuser 10 à 12 minutes (8 minutes pour des coques).
Filtrez au tamis fin ou au filtre à thé ; une fine pellicule de beurre de cacao peut flotter en surface, c'est normal.
Goûtez avant de sucrer, puis ajoutez si besoin le miel quand la boisson a un peu tiédi et un trait de lait.
Gardez les éclats égouttés : ils peuvent être réinfusés une fois ou mixés dans un porridge.
REMARQUES
Pour un côté plus doux, ajoutez une gousse de vanille épuisée du Comptoir de Toamasina. En version glacée, faites infuser 30 g d'éclats concassés une nuit au réfrigérateur dans 1 litre d'eau froide. Évitez cette boisson le soir si vous êtes sensible aux excitants.
Comment réussir son infusion à chaque fois ?
Concasser les éclats. C’est le geste qui fait le plus de différence. Un éclat entier n’infuse qu’en surface ; écrasé grossièrement au mortier, il libère beaucoup plus d’arômes. Ne le réduisez pas en poudre, sinon la tasse devient trouble et le filtrage pénible.
Torréfier à sec, si vous avez deux minutes. Une poêle chaude, les éclats, on remue sans arrêt jusqu’à ce que l’odeur de chocolat monte, et on coupe avant toute fumée. C’est la même logique que pour les épices : la chaleur réveille les huiles aromatiques. Un éclat brûlé donne une amertume de café trop torréfié qu’aucun sucre ne rattrape.
Une eau très chaude mais pas bouillante. Les arômes du cacao sont liés à sa matière grasse : à 80 °C, comme dans ma première version, ils restent prisonniers. Entre 90 et 95 °C, c’est-à-dire une eau qui a frémi puis reposé une minute, l’infusion devient ronde. L’ébullition prolongée, elle, extrait trop de tanins.
Couvrir et attendre. Dix minutes au minimum, douze pour une tasse plus corsée. Au-delà de quinze minutes, l’amertume prend le dessus. Couvrir la théière garde les arômes volatils dans la tasse plutôt que dans la cuisine.
Goûter avant de sucrer. Bien préparée, l’infusion n’a souvent besoin de rien. Si vous la trouvez trop sèche, une demi-cuillère de miel ou de sirop d’érable, ajoutée quand la tasse a un peu tiédi, suffit. Un trait de lait ou de boisson d’avoine lui donne un faux air de chocolat chaud très léger.
Profil comparatif indicatif (échelle de 0 à 5)
Les bons réglages pour les coques
Les coques ne s’infusent pas tout à fait comme les éclats : elles sont plus fines et moins grasses, et supportent une eau plus chaude.
| Paramètre | Coques de cacao | Pourquoi |
|---|---|---|
| Dose | 5 à 10 g pour 240 ml d’eau | En dessous, la tasse manque de goût |
| Température | Eau tout juste bouillante (98-100 °C) | Les coques supportent mieux la chaleur que les éclats |
| Temps | 5 à 8 minutes, à couvert | 5 min : léger et fruité ; 8 min : plus torréfié, sans amertume agressive |
| Mouture | Entières en théière ou en presse française ; concassées (0,5 à 2 mm) en filtre ou cafetière italienne | Trop fines, elles bouchent le filtre et donnent de l’amertume |
Quelles variantes et quelles épices ?
Pour ceux qui recherchent des variations de thé au cacao, il est possible d’utiliser les deux éléments ensemble ou même d’associer des épices, du fenouil, de la camomille ou de la citronnelle. De plus, la menthe est un bon choix pour consommer la boisson froide. Voici mes associations préférées, testées au fil de l’hiver.
Vanille. C’est l’accord évident : la vanille adoucit l’amertume du cacao, exactement comme dans une tablette, ce que j’explique dans pourquoi rajouter de la vanille dans le chocolat. Inutile de sacrifier une gousse neuve : une gousse déjà infusée dans une crème ou un lait, rincée et séchée, suffit largement. J’ai rassemblé d’autres idées dans que faire d’une gousse de vanille utilisée.
Cannelle de Ceylan. Un petit morceau de bâton de 3 cm, infusé avec les éclats, apporte une chaleur douce et sucrée. Je choisis la cannelle de Ceylan, plus fine que la cassia et bien plus pauvre en coumarine, ce qui compte pour une boisson qu’on boit souvent.
Poivre long. C’est mon accord d’expert. Deux ou trois petits morceaux de poivre long de Java, cassés et infusés avec le cacao, donnent une chaleur sur la fin de bouche et des notes de cacao et de réglisse qui prolongent celles de la fève. Les civilisations d’Amérique centrale buvaient déjà le cacao épicé ; le poivre long en donne une version douce, sans le feu du piment.
Orange. Un ruban de zeste d’orange non traitée, sans le blanc, infusé cinq minutes : c’est l’esprit de l’orangette dans une tasse. Si vous aimez cet accord, essayez aussi un thé noir parfumé orange-chocolat, qui marie les deux avec la théine en plus.
Fève tonka. Une seule râpée légère, à la microplane, juste avant de servir. Ses notes d’amande et de caramel transforment l’infusion en dessert. Restez sur une petite quantité : la tonka est riche en coumarine.
Gingembre, cardamome et piment de la Jamaïque. Une rondelle de gingembre frais (ou une pincée de gingembre en poudre), deux gousses de cardamome entrouvertes ou deux baies de piment de la Jamaïque infusées avec les coques adoucissent l’astringence et donnent une tasse façon chaï au cacao. Laissez infuser les épices en même temps que les coques, 5 à 8 minutes.
Menthe ou mélisse. Quelques feuilles fraîches ajoutées en fin d’infusion apportent un contraste frais avec le fond torréfié, très agréable en version glacée.
En version glacée. Préparez l’infusion deux fois plus concentrée, laissez refroidir, puis versez sur des glaçons avec quelques feuilles de menthe. Pour une version au frigo, laissez 30 g d’éclats concassés une nuit dans un litre d’eau froide : on obtient une boisson très douce, sans aucune amertume. Et si vous préférez une vraie tasse épaisse pour les grands froids, ma recette de chocolat chaud à la parisienne est à l’opposé de cette infusion légère.
Chiens, chats, chevaux : un vrai danger
Ce qui est une boisson légère pour nous est un poison pour beaucoup d’animaux. La théobromine, que nous éliminons en quelques heures, s’élimine très lentement chez le chien (sa demi-vie atteint environ 17 heures) : elle s’accumule. D’après les seuils vétérinaires, les premiers signes d’intoxication apparaissent autour de 20 mg de théobromine par kilo, ce qui peut correspondre à une quinzaine de grammes de coques sèches pour un chien de 10 kg selon leur teneur. Vomissements, diarrhée, agitation et soif sont les premiers signes ; à plus forte dose, le cœur s’emballe et des convulsions peuvent survenir. Les chats et les chevaux sont eux aussi sensibles.
- Rangez les coques dans un bocal fermé, hors de portée.
- Ne laissez pas traîner une tasse ou une théière à la hauteur d’un animal.
- Jetez les coques infusées dans une poubelle ou un composteur fermé, et ne les utilisez jamais en paillage là où votre chien se promène.
- En cas d’ingestion, appelez sans attendre votre vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, même si l’animal semble aller bien.
Les erreurs à éviter
Utiliser du cacao en poudre. Ce n’est pas une infusion mais une boisson à base de poudre : elle ne se filtre pas et donne une texture boueuse. Pour un chocolat chaud, utilisez la poudre ; pour l’infusion, les éclats ou les coques.
Laisser bouillir longtemps. Dix minutes d’ébullition, c’est une tasse âpre et tannique. Seules les coques supportent un court frémissement.
Sucrer à l’aveugle. Le sucre masque les arômes fins du cacao. Goûtez toujours d’abord.
Jeter les éclats tout de suite. Ils peuvent être réinfusés une seconde fois, avec un résultat plus léger, puis mixés dans une pâte à crêpes, un porridge ou un smoothie. Rien ne se perd.
Mal conserver les éclats. Gardez-les dans un bocal hermétique, au sec et à l’abri de la chaleur, pas au réfrigérateur où ils prennent l’humidité et les odeurs. Ils gardent leur parfum plusieurs mois. L’infusion elle-même se garde 48 heures au frais dans une bouteille fermée.
Les épices de ma tasse de cacao
La vanille pour arrondir, la cannelle de Ceylan pour la chaleur douce, le poivre long pour la finale : ce sont les trois épices que j’associe à l’infusion de cacao. Pour aller plus loin, le thé noir orange-chocolat reprend le même accord.
Vanille de MadagascarCannelle de CeylanPoivre long de JavaThé noir orange chocolat
Questions fréquentes
L’infusion de cacao contient-elle de la caféine ?
Oui, un peu. Le cacao contient surtout de la théobromine et une petite quantité de caféine. Une tasse d’infusion en apporte bien moins qu’un café, mais les personnes sensibles éviteront d’en boire le soir.
Peut-on boire de l’infusion de cacao tous les jours ?
Pour un adulte en bonne santé, une à deux tasses par jour s’intègrent sans difficulté dans une alimentation variée. Demandez l’avis de votre médecin en cas de grossesse ou de traitement.
L’infusion de cacao fait-elle grossir ?
Non sucrée, elle est très peu calorique : le beurre de cacao reste en grande partie dans les éclats. Ce sont le sucre et le lait ajoutés qui font monter les calories.
Quelle différence entre infusion de cacao et chocolat chaud ?
Le chocolat chaud se boit avec le cacao ou le chocolat dissous, donc avec sa matière grasse et souvent du sucre. L’infusion est filtrée : elle garde le parfum du cacao avec une texture de thé.
Combien de temps faire infuser les éclats de cacao ?
Dix à douze minutes à couvert, dans une eau à 90-95 °C. Pour les coques, huit minutes suffisent, ou cinq minutes de léger frémissement.
Quelle quantité de coques de cacao par tasse ?
Comptez 5 à 10 g de coques pour 240 ml d’eau tout juste bouillante, et 5 à 8 minutes d’infusion à couvert.
Les coques de cacao sont-elles dangereuses pour les chiens ?
Oui. Elles contiennent de la théobromine, que le chien élimine très lentement : quelques dizaines de grammes peuvent intoxiquer un chien de taille moyenne. Gardez-les hors de portée et appelez votre vétérinaire en cas d’ingestion.