Quel est le meilleur micro pour des vidéos sur YouTube ? C’est la question que je me suis posée quand j’ai commencé à filmer mes voyages au Brésil, mes recettes et mes reportages sur la vanille. Un son de qualité est l’une des rares choses qui peuvent faire ou défaire une chaîne : on pardonne une image un peu sombre, on ne pardonne pas une voix noyée dans le vent. Moi, Arnaud Sion, je tourne depuis des années pour le Comptoir de Toamasina et pour mon activité photo, vidéo et drone au Brésil. Dans ce guide, je vous explique la différence entre micros USB et XLR, pourquoi j’utilise le Sennheiser K6 avec la capsule ME66, quand ajouter un micro-cravate, et les réglages qui changent tout.
- › Quel est le meilleur micro pour des vidéos sur YouTube ?
- › Micro USB ou micro XLR : deux familles
- › Notre top 2 des meilleurs micros pour YouTube
- › Examen du microphone Sennheiser K6 + capsule ME66 : est-ce que ça vaut le coup ?
- › Alors, pour tous les jours, quel est le meilleur micro pour des vidéos YouTube ?
- › La clarté du son
- › En quoi le Sennheiser K6 est-il unique ?
- › Micro canon, micro-cravate ou micro USB : lequel choisir ?
- › Le micro-cravate, le complément indispensable
- › Mes réglages et les erreurs à éviter
- › Ce qui a changé depuis 2022 (mise à jour)
- › Pour conclure
- › Mon verdict
- › Vos questions fréquentes
Quel est le meilleur micro pour des vidéos sur YouTube ?
Trouver le meilleur microphone pour YouTube est une première étape essentielle. Beaucoup de gens s’inquiètent et pensent qu’ils doivent acheter quelque chose de grand et de sophistiqué, mais heureusement, quel que soit votre budget, il existe des options qui vous conviendront parfaitement.
Le micro intégré d’une caméra ou d’un appareil photo capte tout : le bruit du moteur de l’objectif, la ventilation, la rue, le vent. Il est placé loin de votre bouche et n’est pas directionnel. Un micro externe, lui, se rapproche de la source et rejette une partie des bruits parasites. C’est le meilleur investissement que l’on puisse faire après la caméra elle-même.
Il faut aussi rappeler qu’un bon micro se garde très longtemps. Un micro professionnel bien entretenu peut durer des années, voire des décennies : rapporté à sa durée de vie, son prix devient raisonnable pour quelqu’un qui travaille avec.
J’explique tout cela en vidéo, avec des exemples de son :
Micro USB ou micro XLR : deux familles
Souvent, les YouTubers aiment utiliser des microphones USB, car ils offrent une grande commodité en se connectant directement à l’ordinateur, plutôt qu’un microphone XLR, qui nécessite une interface audio, une table de mixage, un enregistreur ou une caméra équipée d’entrées XLR. Cependant, chacun a ses avantages et ses inconvénients.
- ›Le micro USB : il contient son propre convertisseur. On le branche, on enregistre. Idéal pour le podcast, le streaming, la voix off et les vidéos tournées au bureau. Son point faible : il est attaché à l’ordinateur, donc peu adapté au terrain.
- ›Le micro XLR : c’est le standard professionnel. Le câble XLR est robuste, verrouillé, et le signal voyage sans perte sur de longues distances. Il faut un appareil pour l’alimenter et le numériser, mais on peut ensuite changer de micro, d’enregistreur ou de caméra sans tout racheter.
- ›Le micro « caméra » en mini-jack : petit, léger, pratique en voyage, mais la qualité dépend beaucoup du préampli de l’appareil photo.
Pour mes tournages en extérieur, j’ai choisi la connexion XLR : mon appareil photo de l’époque, un hybride plein format orienté vidéo, acceptait un module d’entrées XLR, et c’est ce qui m’a permis d’utiliser un vrai micro de reportage.
Notre top 2 des meilleurs micros pour YouTube
Après plusieurs années de tournage, voici les deux micros que j’utilise et que je recommande pour la vidéo de voyage, de cuisine et de reportage :
- ›Le Sennheiser ME66 sur module K6 : un micro canon court, à monter sur la caméra ou sur une perche. C’est mon micro principal, celui qui capte la voix et l’ambiance.
- ›Un micro-cravate (lavalier) de la même marque : discret, accroché au col, il garde la voix à quelques centimètres de la bouche. C’est la solution pour les interviews, les recettes face caméra et les endroits bruyants.
Les deux se complètent : le micro canon pour l’ambiance et la souplesse, le micro-cravate pour une voix toujours claire. Sur un tournage important, j’enregistre souvent les deux en même temps, ce qui me donne une piste de secours au montage.
Examen du microphone Sennheiser K6 + capsule ME66 : est-ce que ça vaut le coup ?
En tant que vidéaste, il est important d’obtenir le meilleur angle et de s’assurer que votre sujet est net. Mais qu’en est-il du son ? Si vous comptez uniquement sur le microphone intégré, il y a de fortes chances que le résultat soit décevant. Les micros des caméras sont rarement bons ; à vrai dire, celui de mon hybride n’était pas si mauvais en cas d’urgence, mais il ne remplace pas un vrai micro.
Les défis de la capture du son pour le cinéma, la télévision et le podcasting sont très différents de ceux du studio. Un ingénieur du son en studio travaille dans une acoustique qu’il connaît. Le vidéaste de terrain, lui, change de lieu tous les jours : une cuisine qui résonne, une cascade, un marché, une route en terre. Quand on achète un micro pour ce métier, il faut un micro simple, efficace et rapide à utiliser.
Le système K6 de Sennheiser est modulaire : le K6 est le corps qui alimente le micro, et l’on visse dessus une tête (capsule) selon le besoin. Le K6 fonctionne avec une pile AA ou avec l’alimentation fantôme (de 12 à 48 V) fournie par une caméra, un enregistreur ou une table de mixage. Il existe aussi une version K6P, sans compartiment à pile, alimentée uniquement en fantôme. Le module dispose d’un filtre coupe-bas commutable, très utile pour atténuer les grondements du vent et des moteurs.
La capsule ME66 est un micro canon court, à directivité supercardioïde-lobaire : il capte surtout ce qui se trouve devant lui et atténue ce qui vient des côtés et de l’arrière. Avec sa bonnette en mousse ou, mieux, une bonnette à poils contre le vent, il se monte directement sur la griffe de la caméra.

Le micro canon K6 + ME66, mon micro principal pour les vidéos de terrain
Alors, pour tous les jours, quel est le meilleur micro pour des vidéos YouTube ?
Chaque jour de tournage peut faire la différence entre une belle histoire et une histoire moyenne. C’est pourquoi il est important de savoir comment votre sujet va s’exprimer et dans quel environnement.
Par exemple, après avoir tourné des images à Jalapão, au Brésil, j’ai vu que le K6 + ME66 est un micro sensible que l’on peut utiliser facilement en intérieur comme en extérieur. C’est pour ça que c’est le meilleur micro pour nous. Le corps est robuste et supporte bien les conditions de voyage, à condition de le protéger de la pluie et de la poussière, et de le ranger au sec avec un sachet déshydratant quand l’air est très humide.
Regardez mon voyage à Jalapão : le son a été enregistré avec le micro Sennheiser K6 + ME66.
Pour découvrir ce parc incroyable de l’État du Tocantins, lisez aussi mon récit de voyage à Jalapão.

Les dunes de Jalapão, dans le Tocantins : un tournage où le son a été pris au K6 + ME66
La clarté du son
La clarté de ce microphone est l’une des meilleures que j’aie utilisées sur le terrain. Il capte beaucoup de détails, ce qui le rend très bon pour la voix, la voix off et les ambiances : l’eau d’une rivière, le crépitement d’une poêle, les oiseaux du Cerrado.
Dans la bonne situation, je me surprends à oublier que ma caméra est allumée. Monté sur la caméra ou sur une perche, à moins d’un mètre de la personne qui parle, il donne une voix nette, avec suffisamment d’ambiance pour que le spectateur sente le lieu. Plus on l’approche, plus la voix domine ; plus on l’éloigne, plus l’ambiance prend de la place. C’est ce réglage de distance, bien plus que le prix du micro, qui fait la qualité du son.
Sa limite : comme tous les micros canon, il n’aime pas les pièces très réverbérantes. Dans une petite cuisine carrelée, il capte aussi l’écho des murs. Dans ce cas, je passe au micro-cravate.
En quoi le Sennheiser K6 est-il unique ?
Ce qui fait l’intérêt du K6, c’est que l’on garde le même corps et que l’on change seulement la tête. Voici les principales capsules de la famille, avec leur usage :
| Capsule | Directivité | Usage conseillé |
|---|---|---|
| ME62 | Omnidirectionnelle | Ambiances, prise de son d’ensemble |
| ME64 | Cardioïde | Voix et instruments en intérieur |
| ME65 | Supercardioïde | Micro à main pour la voix, reportage |
| ME66 | Supercardioïde-lobaire (canon court) | Sur caméra ou perche, vidéo et reportage |
| ME67 | Lobaire (canon long) | Source plus lointaine, extérieur |
Pour tirer le meilleur parti d’un ME66 ou d’un ME67, achetez un kit qui comprend à la fois le module d’alimentation et la capsule : c’est souvent plus avantageux que les deux pièces séparées.
L’autre point fort du K6, c’est sa double alimentation : sur une caméra sans alimentation fantôme, la pile AA prend le relais ; sur un enregistreur ou une table de mixage, le fantôme suffit. Mon conseil : gardez toujours une pile neuve dans le sac, et retirez-la si le micro ne sert pas pendant plusieurs semaines.
Micro canon, micro-cravate ou micro USB : lequel choisir ?
Ma lecture, échelle indicative de 0 à 5
Le radar compare les trois solutions que j’ai utilisées. Le micro canon K6 + ME66 est le plus polyvalent sur le terrain et capte une belle ambiance. Le micro-cravate donne la voix la plus régulière et la plus discrète, mais demande un peu d’installation. Le micro USB de bureau est le plus simple et le plus abordable, parfait pour la voix off et le streaming, mais il reste attaché à l’ordinateur. C’est une lecture d’usage, fondée sur mon expérience, pas une mesure de laboratoire.
Le micro-cravate, le complément indispensable
Le micro canon ne fait pas tout. Dès que la personne bouge, se retourne, parle en cuisinant ou se trouve dans un lieu bruyant, le micro-cravate devient indispensable. Il se fixe au col ou sur la chemise, à une vingtaine de centimètres de la bouche, et capte une voix constante, quelle que soit la position de la caméra.
Il existe en version filaire, reliée à un émetteur ou à un enregistreur de poche, et en version sans fil. Quelques règles simples :
- ›cachez le câble sous les vêtements et faites une petite boucle près du micro pour éviter les frottements ;
- ›évitez les tissus qui crissent, comme certains synthétiques ;
- ›orientez la capsule correctement, ce qui limite les souffles et les bruits de vêtements.
J’ai détaillé ce dernier point dans pourquoi et comment orienter une micro-cravate vers le bas.

Un micro-cravate bien placé garde une voix claire, même quand on bouge
Mes réglages et les erreurs à éviter
Un excellent micro mal réglé donnera un son médiocre. Voici ce que j’ai appris en tournant :
- ›Protégez le micro du vent : la bonnette en mousse suffit en intérieur, mais dehors il faut une bonnette à poils. Sans elle, une simple brise sature la piste.
- ›Réglez le niveau d’enregistrement pour que la voix culmine autour de -12 dB : assez fort pour être propre, assez bas pour éviter la saturation sur un éclat de rire.
- ›Activez le filtre coupe-bas quand il y a du vent, une route ou un moteur, et désactivez-le pour une voix grave en intérieur.
- ›Vérifiez l’alimentation : alimentation fantôme activée si le micro est en XLR sans pile, ou pile chargée dans le K6.
- ›Écoutez au casque pendant toute la prise. C’est le seul moyen d’entendre un frottement de câble, un souffle ou une pile qui faiblit.
- ›Enregistrez 30 secondes d’ambiance sans parler à chaque lieu : au montage, cela permet de masquer les coupes.
- ›Doublez la source quand c’est important : micro canon sur la caméra et micro-cravate sur un enregistreur séparé.
Pour les tournages aériens, le son se fait toujours au sol : un drone n’enregistre pas de son exploitable à cause de ses hélices. Pour en savoir plus, lisez mon article sur le vol de nuit avec un drone.
La pyramide d’une bonne prise de son en vidéo
Ce qui a changé depuis 2022 (mise à jour)
Cet article date de septembre 2022. Depuis, le matériel de prise de son pour les créateurs a beaucoup évolué. Les micros-cravates sans fil compacts, avec un émetteur à pince qui enregistre aussi en interne, se sont généralisés : ils sont devenus une solution très pratique pour les vidéos face caméra et les réseaux sociaux. De plus en plus d’enregistreurs et de systèmes sans fil proposent aussi l’enregistrement en 32 bits flottants, qui rend la saturation beaucoup plus difficile à atteindre.
Pour autant, le principe de cet article reste valable : un micro canon de qualité, monté sur la caméra ou sur une perche, reste une base très solide pour le reportage et le voyage, et le système K6 + ME66 fait toujours partie des références de sa catégorie. Les nouveautés sans fil viennent plutôt en complément qu’en remplacement.
Pour conclure
Le système K6 est flexible : on peut l’adapter à ses besoins en changeant simplement de capsule, du micro omnidirectionnel pour les ambiances au micro canon pour la voix. Associé à un micro-cravate, il couvre presque toutes les situations de tournage que je rencontre au Brésil comme en cuisine.
Le Sennheiser K6 avec la capsule ME66 est un bon choix pour tous ceux qui veulent passer à un son de niveau professionnel, notamment en extérieur. Ce n’est pas le micro le plus simple pour débuter dans une chambre, où un micro USB fera très bien l’affaire, mais c’est un compagnon fiable dès que l’on sort tourner sur le terrain.
Si l’histoire de l’image aérienne vous intéresse aussi, découvrez l’histoire du drone et mon comparatif caméra DJI Avata contre GoPro Hero 10.
Et si mes vidéos de voyage vous donnent envie de goûter le Brésil et Madagascar, découvrez toutes mes vanilles et mes superaliments du Brésil.
Mon verdict : le micro canon Sennheiser K6 + ME66
Voici mon évaluation, critère par critère.

