Comment quitter l’aéroport de Belo Horizonte Confins et arriver au centre de la ville ? C’est la première question que l’on se pose en atterrissant dans le Minas Gerais, car l’aéroport international est situé à une quarantaine de kilomètres de BH. Selon votre budget, vos bagages et l’heure d’arrivée, vous avez trois grandes options : les bus Conexão Aeroporto, le taxi ou le VTC, et la voiture de location. J’habite Belo Horizonte depuis 2015 et je vous explique ici les avantages et les pièges de chacune, avec les informations vérifiées en 2026.
- › L’aéroport international de Confins
- › Combien de temps pour rejoindre Belo Horizonte ?
- › Le bus, le meilleur rapport qualité-prix
- › Taxi et VTC, une solution rapide mais pas économique
- › Louer une voiture, pas la meilleure des solutions
- › Bus, taxi ou voiture de location ?
- › Mes conseils pour bien arriver
- › Autour de l’aéroport : Lagoa Santa et la Serra do Cipó
- › Rapporter des saveurs du Minas Gerais
- › La recette
- › Le doce de leite, douceur du Minas Gerais
- › Mon verdict
- › Vos questions fréquentes
L’aéroport international de Confins
L’aéroport international de Belo Horizonte, officiellement Aeroporto Internacional Tancredo Neves et connu de tous sous le nom de Confins (code CNF), est la principale porte d’entrée des passagers arrivant dans la capitale du Minas Gerais depuis les autres États du Brésil ou de l’étranger. Il est situé dans la commune de Confins, au nord de la région métropolitaine, à environ 40 km du centre de BH.
L’aéroport a été construit loin de la ville car le Minas Gerais est un État de montagnes et BH une ville de collines : il fallait un grand terrain plat. La ville possède aussi un aéroport plus ancien, celui de Pampulha, en pleine zone urbaine, mais il ne reçoit qu’une partie du trafic régional. Pour la plupart des voyageurs, et pour tous les vols internationaux, l’arrivée se fait donc à Confins.
C’est d’ailleurs par Confins que transitent bien des produits du Minas Gerais vers le reste du monde.

Belo Horizonte, à une quarantaine de kilomètres de l’aéroport de Confins
Combien de temps pour rejoindre Belo Horizonte ?
La distance entre l’aéroport et le centre de Belo Horizonte n’est pas très pratique pour les voyageurs. Le temps normal est d’environ une heure pour faire la quarantaine de kilomètres, par la Linha Verde, la voie rapide qui relie l’aéroport à la ville. Mais il faut prévoir jusqu’à deux heures en cas d’embouteillages, de pluie ou d’accident, surtout aux heures de pointe, le matin et en fin d’après-midi.
Depuis 2025, des travaux sur l’avenue Cristiano Machado, l’un des axes d’entrée dans la ville, allongent encore certains trajets d’une quinzaine de minutes. Pour un vol retour, partez toujours avec une bonne marge : je conseille de quitter le centre au moins trois heures avant un vol international.
Le bus, le meilleur rapport qualité-prix
Le moyen le moins cher de quitter l’aéroport de Confins, ce sont les bus de la société Conexão Aeroporto. Les billets s’achètent au guichet situé dans le hall principal, près des comptoirs de location de voitures et du point d’information, en espèces ou par carte de débit. Les bus partent de la voie intérieure de l’aéroport, devant le terminal. Trois lignes desservent la ville :
- ›Ligne 5240, exécutif : la plus confortable et la plus directe, elle rejoint en une heure environ son terminal de l’avenue Álvares Cabral, 387, dans le quartier de Lourdes, tout près du centre et de Savassi.
- ›Ligne 5241, semi-express : elle dessert Lourdes en passant par la gare routière de BH, en 1 h 15 environ.
- ›Ligne 5250, conventionnelle : la moins chère, elle se termine à la gare routière, la Rodoviária, en plein centre, par l’avenue Cristiano Machado. Elle circule presque 24 h/24 mais compte de nombreux arrêts : comptez environ 1 h 40.
Les horaires sont fixes et les fréquences varient beaucoup selon la ligne, le jour et l’heure : consultez la grille à jour sur le site de Conexão Aeroporto avant votre voyage. Pour le retour, le terminal de l’avenue Álvares Cabral vend aussi les billets ; n’arrivez pas à la dernière minute, car si le bus est plein, il faudra attendre le suivant.
Taxi et VTC, une solution rapide mais pas économique
À l’aéroport de Confins, des taxis accrédités font le trajet vers Belo Horizonte et les autres villes de la région. Prenez-les uniquement aux stations et guichets officiels, et évitez les chauffeurs non autorisés qui vous abordent dans le hall. Le prix est annoncé avant le départ, ce qui évite les mauvaises surprises.
Les applications de VTC fonctionnent aussi : suivez les indications de l’application et la signalisation du terminal pour rejoindre le point de prise en charge. Leur tarif varie selon l’heure et la demande. Comptez dans les deux cas plus d’une centaine de reais pour rejoindre le centre, davantage aux heures de pointe : une enquête de 2026 a montré une hausse sensible des tarifs moyens sur ce trajet en un an.
Le taxi ou le VTC est la meilleure option si vous arrivez la nuit, si vous voyagez en famille ou si votre hôtel est loin des terminus des bus. À trois ou quatre, la différence de prix avec le bus devient raisonnable.
Louer une voiture, pas la meilleure des solutions
Plusieurs grands loueurs ont un comptoir dans le hall du terminal, ouvert 24 h/24. De là, une navette conduit les clients au parking des véhicules. C’est une bonne solution si vous partez directement explorer le Minas Gerais : la Serra do Cipó, Inhotim ou les villes baroques.
En revanche, pour circuler dans Belo Horizonte, je la déconseille. La circulation est dense, la ville est vallonnée, les rues à sens unique sont nombreuses et la conduite brésilienne surprend souvent les conducteurs européens. Le stationnement est difficile dans les quartiers centraux.
Attention au retour : les stations-service sont rares aux abords immédiats de l’aéroport. Faites le plein avant d’arriver pour ne pas risquer de payer le carburant au prix fort au loueur, et gardez une marge de temps pour la restitution du véhicule.
Bus, taxi ou voiture de location ?
Mon ressenti de dégustation, échelle indicative de 0 à 5
Ce radar résume les trois options. Le bus exécutif est le plus économique et reste confortable, mais dépend de ses horaires. Le taxi ou le VTC est le plus simple et le plus flexible, porte à porte, avec tous vos bagages, pour un budget plus élevé. La voiture de location offre la liberté de partir explorer l’État, mais elle est la moins pratique pour circuler dans la ville.
Mes conseils pour bien arriver
Quelques réflexes simples rendent l’arrivée plus sereine :
- ›Retirez quelques reais au distributeur du terminal, pour le bus ou un premier café.
- ›Achetez une carte SIM ou une eSIM brésilienne, ou vérifiez votre forfait : vous en aurez besoin pour les applications de VTC.
- ›Notez l’adresse exacte de votre hôtel, avec le quartier : à BH, beaucoup de rues portent des noms proches.
- ›Gardez vos objets de valeur sur vous dans les transports, comme dans toute grande ville.
- ›Prévoyez de la marge au retour : les embouteillages sont imprévisibles.
Pour préparer votre séjour, lisez mon guide des lieux à visiter à Belo Horizonte, et à votre arrivée, découvrez où et quoi manger à Belo Horizonte.

Un ipê en fleur à Belo Horizonte, le spectacle de la fin de la saison sèche
Autour de l’aéroport : Lagoa Santa et la Serra do Cipó
Si vous arrivez tard ou partez tôt, il peut être plus simple de dormir près de l’aéroport. La ville voisine de Lagoa Santa, au bord de son lac, est agréable et proche du terminal. La région est célèbre pour ses grottes calcaires et son histoire scientifique : c’est là que le naturaliste danois Peter Lund a mené ses fouilles au XIXe siècle, et c’est dans ce secteur qu’a été retrouvé le squelette de Luzia, l’un des plus anciens d’Amérique du Sud.
Confins est aussi une bonne porte d’entrée vers la Serra do Cipó, ses cascades et ses randonnées, plus au nord. Et pour découvrir l’État autrement, je propose les Expéditions Ranger, une journée pour découvrir le vrai Minas Gerais. Si vous visitez Inhotim, à l’ouest de BH, prévoyez en revanche une nuit en ville : lisez mon guide d’Inhotim.
Rapporter des saveurs du Minas Gerais
Avant de reprendre l’avion, on a souvent envie de rapporter un peu du Minas Gerais : du café, de la cachaça, des confitures, de la goiabada et surtout le doce de leite, la confiture de lait mineira, dont je vous donne la recette à la vanille ci-dessous.
Quelques règles à connaître :
- ›En cabine, les liquides, gels et pâtes, dont le doce de leite et le miel, sont en général limités à 100 ml par contenant : mettez-les en soute, bien emballés.
- ›La cachaça voyage en soute, dans un emballage protégé, dans la limite des franchises douanières de votre pays.
- ›Le café en grains ou moulu voyage sans difficulté.
Pour les épices et la vanille, lisez aussi comment transporter de la vanille en avion.
La recette
Ingrédients
- 1 litre de lait entier
- 250 g de sucre en poudre
- 1/4 de cuillère à café de bicarbonate de soude (environ 1 g)
- 1 gousse de vanille de Madagascar
- 1 pincée de sel
Préparation
Fendez la gousse de vanille en deux et grattez les graines.
Dans une grande casserole à fond épais, versez le lait, le sucre, le sel, les graines et la gousse de vanille.
Portez à frémissement en remuant, puis ajoutez le bicarbonate : le lait mousse, retirez un instant du feu si besoin.
Laissez cuire à feu doux, sans couvrir, 1 h 30 à 1 h 45, en remuant régulièrement avec une spatule.
En fin de cuisson, quand le mélange devient ambré et épais, remuez sans arrêt pour qu'il n'attache pas.
Arrêtez quand une goutte déposée sur une assiette froide reste nappante.
Retirez la gousse et versez dans un pot ébouillanté. Il épaissit encore en refroidissant.
REMARQUES
Se conserve 2 à 3 semaines au réfrigérateur, dans un pot bien fermé. Pour une version plus chaude, ajoutez un bâton de cannelle avec la vanille.
Puisque le doce de leite ne peut pas toujours voyager, le plus simple est de le refaire chez vous. Voici ma version, parfumée à la vanille de Madagascar : il ne faut que du lait, du sucre et de la patience.
Le doce de leite, douceur du Minas Gerais
Le doce de leite est une confiture de lait, cousine de la confiture de lait normande et du dulce de leche argentin. Au Minas Gerais, terre de l’élevage laitier, il est partout : en pot, en barre, en bonbon, avec un morceau de fromage frais ou simplement à la cuillère. Les fermes de l’intérieur le cuisent encore longuement dans de grands chaudrons de cuivre sur le poêle à bois.
Sa couleur et son goût viennent de la réaction de Maillard entre les sucres et les protéines du lait : plus on cuit, plus il fonce et prend des notes de caramel et de biscuit. Une pincée de bicarbonate évite que le lait ne tourne et l’aide à brunir. La vanille arrondit le tout ; un bâton de cannelle donne une version plus chaude.
La pyramide des saveurs du doce de leite
Pour votre doce de leite, découvrez mes gousses de vanille de Madagascar, mon extrait de vanille de Madagascar et ma cannelle de Madagascar.
Mon verdict : l’arrivée à Belo Horizonte par Confins
Voici mon évaluation de cette recette, critère par critère.
Vos questions fréquentes
Vanilles du monde
Dans mon livre, je raconte les grandes vanilles du monde, leurs terroirs et les gestes pour bien les choisir, les conserver et les cuisiner.