- › Açaí da mata atlântica : un superfruit au service de la biodiversité
- › L’importance de l’açaí de la mata atlântica pour la préservation
- › Acheter de l’açaí en poudre au comptoir de toamasina
- › La récolte et les défis de la production de l’açaí de la mata atlântica
- › Chiffres clés de la production d’açaí jussara
Açaí da mata atlântica : un superfruit au service de la biodiversité
Un nouveau type d’açaí arrive sur le marché : l’açaí de la Mata Atlântica, un superfruit produit au sud du Brésil, dans la forêt atlantique qui borde les états de Rio de Janeiro à Rio Grande do Sul. Contrairement à l’açaí du nord du Brésil, ce fruit est récolté à partir du palmier jussara (Euterpe edulis), espèce locale en voie de disparition et surnommée « açaí gaucho ».
L’importance de l’açaí de la mata atlântica pour la préservation
La production de l’açaí jussara en système agroforestier est une initiative qui allie agriculture et écologie. Des agriculteurs familiaux, en collaboration avec l’Université fédérale de Rio Grande do Sul et l’ONG Centro Ecológico, cultivent l’açaí dans des plantations de bananiers depuis 2004 pour préserver cette espèce menacée. Contrairement au nord, où l’on consomme largement la pulpe du fruit, le sud du Brésil utilise principalement le cœur de palmier, une habitude qui a contribué à la raréfaction du jussara.

Açaí da Mata Atlântica un superfruit au service de la biodiversité
Acheter de l’açaí en poudre au comptoir de toamasina
Grâce à son comptoir au Brésil, Abaçai, Le Comptoir de Toamasina propose de l’açaí en poudre provenant directement de producteurs engagés. Découvrez notre sélection d’açaí pur et notre article « Qu’est-ce que l’açaí ?« , ainsi que des recettes pour profiter de ses bienfaits.

Açaí da Mata Atlântica
La récolte et les défis de la production de l’açaí de la mata atlântica
La production annuelle d’açaí jussara atteint environ 20 tonnes, dont 15 tonnes sont certifiées bio.
Ce superfruit représente une ressource complémentaire pour les producteurs de bananes, surtout pendant la baisse de rendement en hiver. Cependant, le palmier jussara reste menacé par le vol : des individus coupent les jeunes palmiers pour récolter leur cœur, ce qui met en péril la survie de l’espèce.
Açaí d’Amazonie et açaí jussara : quelles différences ?
On les appelle tous les deux « açaí », mais ce sont deux palmiers différents :
| Açaí d’Amazonie | Açaí jussara | |
|---|---|---|
| Palmier | Euterpe oleracea | Euterpe edulis |
| Région | Estuaire amazonien, surtout l’État du Pará | Forêt atlantique, du Nord-Est au Rio Grande do Sul |
| Port | Plusieurs stipes en touffe, qui repartent après une coupe | Un seul stipe : couper le cœur tue le palmier |
| Fruit | Pulpe violette, goût terreux et cacaoté | Pulpe très proche, souvent jugée plus douce |
| Statut | Espèce abondante et cultivée | Espèce menacée, protégée au Brésil |
C’est cette différence de port qui explique tout. Le palmier jussara n’a qu’un seul tronc : pour récolter son cœur de palmier, le célèbre palmito, il faut l’abattre. Pendant des décennies, cette récolte, souvent clandestine, a décimé les populations sauvages. Récolter ses fruits au lieu de son cœur permet au contraire de garder l’arbre vivant et de le récolter chaque année.
Un fruit pour sauver la forêt atlantique
La forêt atlantique, la Mata Atlântica, est l’un des milieux les plus riches et les plus menacés du Brésil. Il n’en reste qu’une petite fraction de sa surface d’origine. J’habite dans le Minas Gerais, un État traversé par cette forêt, et chaque sortie dans les serras autour de Belo Horizonte rappelle à quel point elle est fragile.
Valoriser le fruit du jussara est donc une vraie stratégie de conservation : une famille qui gagne sa vie en vendant la pulpe a intérêt à protéger ses palmiers. Les graines, rejetées après le dépulpage, peuvent aussi être resemées en forêt pour reconstituer les populations. C’est le principe des systèmes agroforestiers, où le jussara pousse à l’ombre d’autres arbres, ici des bananiers.
Dans l’assiette, la pulpe de jussara s’utilise exactement comme celle de l’açaí d’Amazonie : en bol glacé avec des fruits et du granola, en smoothie, ou nature, à la manière amazonienne. On la trouve surtout dans le sud du Brésil, dans les marchés de producteurs et quelques boutiques spécialisées.
Questions fréquentes sur l’açaí jussara
Le jussara a-t-il le même goût que l’açaí ?
Très proche : une pulpe violette, crémeuse, aux notes de fruits rouges et de cacao. Beaucoup de goûteurs le trouvent un peu plus doux et moins terreux.
Est-ce aussi nourrissant ?
Les deux fruits ont un profil comparable : riches en anthocyanes, les pigments violets, et en acides gras insaturés, avec très peu de sucres. Comme l’açaí, le jussara n’est pas une source importante de vitamine C.
Peut-on en trouver en France ?
C’est encore rare : la production reste modeste et l’essentiel est consommé au Brésil. L’açaí d’Amazonie, en pulpe surgelée ou en poudre, reste la forme la plus accessible.
Pourquoi parle-t-on d’espèce menacée ?
Parce que la récolte du cœur de palmier tue l’arbre. Acheter des produits issus du fruit, et jamais du palmito sauvage de jussara, est une façon simple de participer à sa protection.
Chiffres clés de la production d’açaí jussara
- ›Rendement : 5 hectares produisent environ 1 500 kg d’açaí.
- ›Maturité : il faut entre 5 et 7 ans à un palmier jussara pour porter ses premiers fruits.
Ce projet d’agroforesterie unique aide à protéger la biodiversité de la Mata Atlântica tout en soutenant les communautés locales.