Quand on voyage au Brésil, quand on souhaite vivre au Brésil, la première préoccupation va être de tout savoir sur les banques au Brésil. Moi, Arnaud Sion, créateur du Comptoir de Toamasina, je vis à Belo Horizonte depuis novembre 2015 et j’ai connu presque tous les étages du système bancaire brésilien : le compte basique des débuts, les files d’attente, puis les segments premium. Dans ce guide, je vous explique les différentes banques, comment ouvrir un compte quand on est étranger, le rôle du CPF, le Pix qui a tout changé, les banques digitales, les transferts depuis la France et les pièges à éviter. Des informations générales, à vérifier avant chaque démarche.
- › Les différentes banques au Brésil et les segments
- › Les segments des banques privées brésiliennes
- › Ouverture d’un compte bancaire, la première lutte pour un expatrié
- › Comment ouvrir un compte dans une banque dans les meilleurs délais ?
- › Les documents pour ouvrir un compte au Brésil
- › Le Pix, la révolution des paiements
- › Les banques digitales, une porte d’entrée plus simple
- › Banque publique, banque privée ou banque digitale ?
- › Vous souhaitez changer vos devises ?
- › Vous avez enfin un compte bancaire ouvert et vous désirez investir ?
- › Transferts supérieurs à 10 000 dollars
- › Les virements entre banques au Brésil
- › Les coûts des transferts en sortie du pays
- › Les banques au Brésil, ce qu’il faut retenir
- › Les horaires des banques
- › Mon verdict
- › Vos questions fréquentes
Les différentes banques au Brésil et les segments
Au Brésil, vous avez tout d’abord deux grandes familles de banques : les banques publiques et les banques privées. À côté d’elles se sont développées les coopératives de crédit et, depuis une dizaine d’années, les banques digitales qui ont bousculé tout le marché.
Les banques publiques fédérales sont au nombre de deux : le Banco do Brasil et la Caixa Econômica Federal. Il existe aussi des banques publiques dans certains États, que nous n’allons pas aborder ici. Côté privé, trois grands noms dominent les rues des grandes villes : Itaú, Bradesco et Santander. Ensuite viennent les coopératives comme Sicoob ou Sicredi, où le client devient sociétaire.
| Type d’établissement | Exemples (à titre factuel) | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| Banques publiques fédérales | Banco do Brasil, Caixa Econômica Federal | Réseau d’agences immense, rôle central dans le crédit immobilier (Caixa) et les programmes publics |
| Grandes banques privées | Itaú, Bradesco, Santander | Segments selon les revenus et le patrimoine, offres premium avec gérant dédié |
| Coopératives de crédit | Sicoob, Sicredi | Le client devient sociétaire ; très présentes dans l’intérieur du pays |
| Banques et comptes digitaux | Nubank, Banco Inter, C6 Bank, PicPay, Mercado Pago | Compte ouvert depuis l’application, souvent sans frais de tenue de compte, CPF indispensable |
Ces noms sont cités ici comme des exemples factuels pour vous repérer, pas comme une recommandation : chaque situation est différente, et les conditions changent souvent. Dans mon article d’origine, je classais aussi le Mercantil do Brasil parmi les coopératives : c’est une erreur, il s’agit d’une banque privée, très présente dans le Minas Gerais.

Ouvrir un compte bancaire au Brésil : CPF, document migratoire et justificatif d’adresse sont les trois premières clés
Les segments des banques privées brésiliennes
Ce qui surprend le plus un Français, c’est la segmentation. Selon votre salaire et votre patrimoine, vous n’êtes pas reçu au même guichet, ni parfois dans la même agence. J’ai eu la chance, ou la patience, de passer par les trois niveaux, et la différence est réelle.
Les trois grandes banques privées ont des segments comparables :
- ›le segment premium, avec par exemple Itaú Personnalité, Bradesco Prime ou Santander Select, et côté public le Banco do Brasil Estilo ;
- ›le segment intermédiaire pour la classe moyenne haute, comme Itaú Uniclass ou Bradesco Exclusive ;
- ›le segment de base, celui où l’on ouvre presque toujours son premier compte en arrivant.
En 2022, j’écrivais qu’il fallait environ 200 000 R$ investis, ou 10 000 à 20 000 R$ de revenus mensuels, pour accéder au premium, et autour de 5 000 R$ de revenus pour le segment intermédiaire. Ce sont les ordres de grandeur que l’on m’annonçait à l’époque : ces seuils varient d’une banque à l’autre, se négocient parfois et changent souvent. Demandez-les directement à l’agence.
Les avantages du premium, eux, restent assez constants : un gérant dédié joignable par téléphone ou WhatsApp, une agence avec moins d’attente, de meilleures conditions de crédit, l’accès à des placements réservés, des cartes haut de gamme dont la cotisation peut être réduite ou offerte selon vos dépenses, et parfois l’accès à des salons d’aéroport. En contrepartie, la banque analyse votre patrimoine (appartement, voiture, placements) et vos revenus avant de vous y accueillir.
Au segment de base, tout est plus long : passage en caisse, validation de la carte, rendez-vous avec un conseiller. Les cartes proposées sont des cartes classiques, souvent uniquement de débit au début.
Ouverture d’un compte bancaire, la première lutte pour un expatrié
Quand on souhaite vivre au Brésil, qu’on a son visa et qu’on a fait sa demande auprès de la Polícia Federal, on veut ouvrir un compte bancaire, et c’est souvent le début du combat. La première clé, c’est le CPF, le numéro d’identification fiscale brésilien : sans lui, presque rien n’est possible.
À l’époque, j’expliquais qu’il fallait passer par la poste, payer une petite taxe, puis valider le numéro à la Receita Federal. Aujourd’hui, l’inscription au CPF est gratuite auprès de la Receita Federal, y compris en ligne, et peut aussi se faire auprès d’un consulat du Brésil avant le départ ; certains guichets partenaires (agences de poste, banques publiques) facturent un petit service. Je détaille toutes les options dans mon article qu’est-ce que le CPF.
Deuxième clé : votre document migratoire. L’ancienne carte RNE a été remplacée par la CRNM (Carteira de Registro Nacional Migratório), délivrée par la Polícia Federal après l’enregistrement de votre autorisation de résidence. En attendant la carte, vous disposez d’un protocole. J’explique cette étape dans la demande de RNE après le visa.
Comment ouvrir un compte dans une banque dans les meilleurs délais ?
Vous avez votre protocole, votre CPF, voire votre carte migratoire : vous pouvez aller à la banque. Dans mon article de 2022, je citais la résolution 2.747 du Banco Central, que peu d’employés connaissaient. Cette règle est aujourd’hui dépassée : l’ouverture des comptes de dépôt relève désormais de la résolution CMN 4.753 de 2019, qui laisse à chaque banque le soin de définir ses procédures d’identification et de vérification du client. Conséquence pratique : une agence peut accepter votre protocole, une autre exiger la CRNM définitive. Si l’on vous refuse, demandez poliment la liste écrite des documents exigés, ou essayez une autre agence ou une banque digitale.
En 2022, j’expliquais qu’un nouvel arrivant n’obtenait souvent qu’un compte d’épargne, la poupança, avec une simple carte de débit. C’est encore une porte d’entrée fréquente pour les nouveaux arrivants sans justificatif de revenus brésiliens. Les cartes arrivent ensuite par courrier, en quelques jours à deux semaines selon votre ville.
Si vous avez déjà un contrat de travail signé avec une entreprise brésilienne, l’ouverture est souvent plus simple : la carte de travail (CTPS, aujourd’hui numérique) et le contrat rassurent la banque, et beaucoup d’employeurs ont une banque partenaire pour verser les salaires.
Les documents pour ouvrir un compte au Brésil
Voici les documents que l’on vous demandera le plus souvent. La liste exacte dépend de la banque :
| Document | À quoi il sert | Remarque |
|---|---|---|
| CPF | Identifiant fiscal, exigé partout | Gratuit auprès de la Receita Federal ou d’un consulat du Brésil |
| Passeport | Identité | Avec le visa ou le document migratoire en cours de validité |
| CRNM (ex-RNE) ou protocole de la Polícia Federal | Prouver votre situation migratoire | Chaque banque fixe la liste des documents qu’elle accepte |
| Justificatif d’adresse au Brésil | Domiciliation | Facture d’électricité, d’eau ou d’internet ; attestation de domicile possible selon la banque |
| Justificatif de revenus | Profil et accès au crédit | Fiches de paie, contrat de travail, ou déclaration d’impôt (IRPF) pour les indépendants |
Les documents français (fiches de paie, avis d’imposition, relevés) ont très peu de poids aux yeux d’une banque brésilienne. Ce qui compte, c’est votre historique au Brésil.
N’espérez pas de carte de crédit tout de suite : la banque s’appuie sur votre score de crédit associé au CPF, qui se construit avec le temps, les factures payées à l’heure et l’usage d’un compte courant. Sans historique, pas de ligne de crédit. Un conseil que je donnais déjà en 2022 et qui reste valable : passez dès que possible d’un compte d’épargne à un compte courant, et utilisez-le, car c’est lui qui fait évoluer votre profil.

Les cartes bancaires au Brésil : la carte de crédit arrive avec l’historique associé à votre CPF
La pyramide des démarches bancaires d’un étranger au Brésil
Le Pix, la révolution des paiements
Si je devais réécrire une seule chose de mon article de 2022, ce serait celle-ci : le Pix a tout changé. Lancé par le Banco Central fin 2020, c’est un système de paiement instantané qui fonctionne 24 h/24, 7 j/7, entre toutes les banques. On paie avec une « clé Pix » : le CPF, un numéro de téléphone, une adresse e-mail, une clé aléatoire ou un QR code.
Pour les particuliers, les transferts Pix sont gratuits dans la grande majorité des cas. Au marché, chez le boulanger, pour partager une addition ou payer un artisan, tout le monde l’utilise.
Conséquence : les anciens virements ont reculé. Le DOC a été supprimé par les banques en 2024 ; il reste le TED pour certains virements de montants élevés, mais le Pix est devenu le réflexe. Pour un étranger, c’est une excellente nouvelle : dès que vous avez un compte et un CPF, vous êtes intégré à la vie quotidienne.
Les banques digitales, une porte d’entrée plus simple
Quand je suis arrivé en 2015, les banques digitales n’en étaient qu’à leurs débuts. Aujourd’hui, Nubank, Banco Inter, C6 Bank, PicPay ou Mercado Pago font partie du paysage, et beaucoup d’étrangers y ouvrent leur premier compte. L’ouverture se fait depuis l’application, avec photo des documents et selfie.
Leurs avantages : pas de file d’attente, peu ou pas de frais de tenue de compte, Pix intégré, carte souvent proposée rapidement. Leurs limites : le CPF reste indispensable, la plupart demandent la CRNM (le passeport seul suffit rarement), et le service client se fait uniquement par l’application. Pour un achat immobilier, un crédit important ou des opérations de change, une banque traditionnelle reste souvent nécessaire.
Pour les non-résidents, il existe aussi des comptes spécifiques (compte de non-résident) proposés seulement par les établissements autorisés à opérer sur le marché des changes. Renseignez-vous auprès de la banque avant de vous déplacer.
Banque publique, banque privée ou banque digitale ?
Ma lecture, échelle indicative de 0 à 5
Le radar compare, de façon qualitative et indicative, les trois grandes portes d’entrée pour un étranger qui s’installe. La banque publique est présente partout et incontournable pour certains dossiers (crédit immobilier, programmes publics), mais l’attente en agence est souvent longue. La grande banque privée offre un vrai service quand on accède à un segment supérieur, à un coût plus élevé. La banque digitale est la plus simple et la moins chère au quotidien, mais elle exige déjà CPF et document migratoire, et elle ne remplace pas une agence pour les opérations complexes. Ce n’est pas un classement scientifique : c’est ma lecture de résident, à confronter à votre propre situation.
Vous souhaitez changer vos devises ?
Beaucoup de nouveaux arrivants pensent changer leurs euros à la banque. En pratique, les agences ne font pas de change au guichet pour un simple client ; le change passe par des virements internationaux ou par des bureaux de change agréés (casas de câmbio).
Côté espèces, la règle a changé : depuis le nouveau cadre des changes (loi 14.286 de 2021, en vigueur fin 2022), un voyageur peut entrer au Brésil ou en sortir avec l’équivalent de 10 000 dollars américains sans déclaration ; au-delà, il faut remplir la déclaration électronique de biens du voyageur (e-DBV) de la Receita Federal. Côté français, la déclaration est obligatoire à partir de 10 000 euros quand on quitte l’Union européenne.
Dans mon article d’origine, je conseillais aussi de changer de petites sommes avec des amis brésiliens qui partent en voyage. C’est une pratique courante, mais restez prudent : un change informel n’est pas une opération encadrée, et il vaut mieux qu’il reste ponctuel.
Gardez en tête que la douane peut vous interroger sur l’origine de l’argent transporté, et que votre banque française peut faire de même : conservez vos justificatifs.
Vous avez enfin un compte bancaire ouvert et vous désirez investir ?
En 2022, j’écrivais qu’un CDB (certificat de dépôt bancaire) rapportait autour de 10 % quand un livret français rapportait 1 %. C’était vrai à l’époque, car les rendements brésiliens suivent le taux directeur du Banco Central, le Selic, alors en forte hausse. Mais attention : ces rendements montent et descendent avec le Selic, l’inflation brésilienne est plus élevée qu’en France, et les gains sont soumis à l’impôt sur le revenu selon la durée du placement. Un rendement élevé en reais ne dit rien du résultat en euros, qui dépend aussi du taux de change.
La poupança, le livret d’épargne populaire, a une règle simple : quand le Selic dépasse 8,5 % par an, elle rapporte 0,5 % par mois plus un indice de référence (la TR) ; en dessous, 70 % du Selic plus la TR. Elle est exonérée d’impôt sur le revenu pour les particuliers.
Je ne vous donnerai pas de conseil de placement : chaque situation fiscale est différente, surtout quand on reste résident fiscal en France. Parlez-en à un professionnel qui connaît les deux pays.
Transferts supérieurs à 10 000 dollars
Pour faire venir de l’argent de France, vous avez le virement international classique entre banques, et les services de transfert en ligne spécialisés, souvent plus rapides et plus lisibles sur le taux appliqué. Pour un virement vers le Brésil, il faut fournir les coordonnées complètes du compte brésilien, le code SWIFT et, quand la banque en dispose, l’IBAN brésilien, qu’il faut parfois demander explicitement.
Ce que je décrivais en 2022 reste un bon avertissement : pour les montants importants, la banque brésilienne peut bloquer le crédit tant que vous n’avez pas signé le contrat de change et justifié l’origine des fonds. Au total, une opération pouvait prendre une quinzaine de jours quand on découvrait les documents à fournir au compte-gouttes. Ces contrôles relèvent des règles internationales contre le blanchiment : la banque française qui émet le virement peut, elle aussi, vous demander des justificatifs.
- ›Préparez à l’avance l’origine des fonds : vente d’un bien, épargne, héritage, avec les documents.
- ›Demandez à votre banque brésilienne, avant l’envoi, la procédure exacte et les documents attendus.
- ›Faites un premier virement test de petit montant.
- ›Conservez tout : avis d’opération, contrats de change, échanges de courriels.
Les frais cumulés (banque française, marge de change, impôt brésilien sur les opérations de change, banque brésilienne) pèsent vite. Dans mon article d’origine, j’estimais l’ensemble à environ 2,8 % pour un gros virement via une banque traditionnelle : c’était mon expérience de l’époque, le coût réel dépend de votre banque et du moment.
Les virements entre banques au Brésil
Entre banques brésiliennes, la question est presque réglée : le Pix est instantané et généralement gratuit pour les particuliers. Le TED existe encore, avec des frais selon votre forfait, et le DOC a disparu en 2024. Dans les segments premium, les forfaits incluent souvent davantage d’opérations gratuites.
Un conseil de 2022 qui reste d’actualité : si vous avez un compte basique, utilisez-le surtout pour des opérations au débit immédiat. Le crédit au Brésil coûte cher, et les intérêts du découvert ou de la carte de crédit renouvelable (le « rotativo ») sont parmi les plus élevés que je connaisse. Payez toujours le montant total de votre facture de carte.
Les coûts des transferts en sortie du pays
Si un jour vous souhaitez rapatrier vos avoirs en France, plusieurs points sont à connaître.
- ›L’IOF, l’impôt brésilien sur les opérations financières, s’applique aux opérations de change. Depuis les décrets de 2025, la plupart des opérations de sortie (cartes utilisées à l’étranger, achat de devises en espèces, une grande partie des envois vers l’étranger) sont taxées autour de 3,5 %, et la plupart des entrées autour de 0,38 %. Les taux ont beaucoup bougé ces dernières années : vérifiez le taux applicable à votre opération au moment de la faire.
- ›La sortie définitive : si vous quittez le Brésil pour de bon, vous devez faire auprès de la Receita Federal la communication de sortie définitive du pays, puis la déclaration de sortie définitive. C’est indispensable pour ne plus être considéré comme résident fiscal brésilien.
- ›Les justificatifs : pour un gros virement vers la France, la banque peut demander votre déclaration d’impôt brésilienne (IRPF) et l’origine des fonds.
Dans les segments premium, on peut souvent initier un virement en euros vers un compte français depuis l’application ou internet, avec ensuite une demande de justificatifs. Comptez un à deux jours ouvrés, et pensez que le taux de change entre l’euro et le real varie fortement d’une année à l’autre.
Les banques au Brésil, ce qu’il faut retenir
Comme vous le voyez, le Brésil est un pays complexe, avec une segmentation marquée entre les banques et entre les clients. Mais la situation d’un étranger s’est nettement améliorée depuis mon arrivée : le Pix et les banques digitales ont rendu le quotidien beaucoup plus simple.
Une fois le compte ouvert, d’autres démarches suivent. Je les détaille dans mes articles sur l’union stable et le visa pour rejoindre son partenaire, le mariage au Brésil et les régimes de biens, la taxation des plus-values immobilières et le dépassement de séjour. Si vous cherchez un logement, lisez aussi achat ou location d’un bien immobilier au Brésil.
Les horaires des banques
Les horaires des banques au Brésil peuvent choquer un Français : la plupart des agences ouvrent en semaine sur une plage courte, souvent de 10 h à 16 h, avec des variations selon les villes, les banques et les segments. Les agences premium ont parfois des horaires plus larges.
Donc, parfois, il faut prendre une demi-journée pour résoudre un problème au guichet. Heureusement, la plupart des opérations courantes se font aujourd’hui dans l’application : Pix, paiement de factures par code-barres (boleto), virements, et même la renégociation de certaines lignes de crédit. Gardez l’agence pour ce qui l’exige vraiment : ouverture de compte, change, dossiers de crédit.
Et pour garder un peu de la France et du Brésil dans votre cuisine, découvrez toutes mes vanilles, ma poudre d’açaí RWD et toutes mes épices du monde.
Mon verdict : le système bancaire brésilien pour un étranger
Voici mon évaluation, critère par critère.