Maison ActualitésVanillePrendre une bonne photo d’une gousse de vanille de Madagascar : matériel, lumière et macro

Prendre une bonne photo d’une gousse de vanille de Madagascar : matériel, lumière et macro

Ma première photo de vanille, la fleur, le matériel de Wayapi, la plantation, la mise en scène sombre, l'éclairage rasant, la macro et l'empilement de mise au point

Par Arnaud Sion
19 minutes lire

Prendre une bonne image d’une gousse de vanille de Madagascar n’est pas une tâche facile. Une gousse gourmet, c’est un objet presque noir, long, fin, brillant d’huile, couvert de rides minuscules et parfois de cristaux de givre : tout ce qu’un appareil photo déteste. Le Comptoir de Toamasina vous apprend ici à faire la photo parfaite, avec mes trucs et astuces. Moi Arnaud Sion, Arnaud Vanille, je photographie depuis l’âge de 16 ans, et aujourd’hui, avec mon agence Wayapi, je réalise moi-même les photos et les vidéos de mes produits, au Brésil comme en France. Voici comment je travaille, du simple fond blanc des débuts aux photos macro en clair-obscur d’aujourd’hui.

Guide_de_photographie_culinaire_sombre

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L’avis d’Arnaud, créateur du Comptoir de ToamasinaOn ne photographie pas une gousse de vanille comme une pomme. Elle est sombre, elle brille, et son charme est dans ses détails : les rides de sa peau, son caviar, ses cristaux de givre. Le piège, c’est de l’éclairer de face et en plein : on obtient un bâton noir et plat. Le secret, c’est l’inverse : peu de lumière, mais une lumière qui rase, et beaucoup d’ombre autour. Et surtout, de la patience. Ma toute première photo de vanille m’a demandé plus de vingt minutes d’installation, et elle a fait le tour du web.

Comment photographier une gousse de vanille de Madagascar ?

Le Comptoir de Toamasina est connu pour ses photos de vanille, et l’une d’elles a une histoire. Notre photo des 20 gousses de vanille, la toute première prise pour notre nouvelle boutique avant mon départ au Brésil, a été reprise sans notre accord par une entreprise de rhum arrangé. Quand nous avons réclamé nos droits, l’accueil a été très froid, et on nous a même répondu que la photo était « commune ». Commune ? Elle avait été prise avec un Canon 7D et un Tamron 17-50 mm f/2.8, et avait demandé plus de vingt minutes d’installation, sans compter le traitement. Grâce à l’aide d’une association de photographes, nous avons fini par obtenir son retrait. Imaginez ma stupeur, en 2018, en la découvrant chez un autre.

Ma première photo sur fond blanc uni

Pour cette première photo, j’avais posé de simples feuilles blanches de bureau pour fabriquer une boîte à lumière maison. C’est la preuve qu’on peut faire une très belle image avec peu de moyens, à condition de soigner la lumière et la mise en place. Cette photo a depuis été copiée plus de 90 fois sur le web, au point que nous avons dû y ajouter un gros logo pour limiter les vols. À l’époque, je gagnais à peine 2 000 reais par mois : voir une entreprise prospère s’approprier le travail d’un petit entrepreneur est une vraie injustice. Aujourd’hui, mes photos sont protégées par ma société Wayapi. Un conseil : protégez toujours vos images, en signant vos fichiers et en conservant vos originaux et vos fichiers RAW, qui prouvent que vous en êtes l’auteur.

Photographier la fleur de vanille

La végétation de Madagascar est d’une diversité inégalée, tout comme celle de l’État de Bahia, au Brésil. Et parmi toutes les fleurs, l’une des plus énigmatiques et des plus difficiles à photographier est celle de la vanille. La vanille dubia, une vanille sauvage, est encore plus difficile à saisir, car il faut d’abord la trouver en forêt.

Fleur de l'Orchidée

Fleur de l’Orchidée

Quand elle s’ouvre, la fleur de vanille ressemble davantage à un lys qu’aux grandes orchidées d’ornement. Elle est bien plus petite et plus discrète, d’une couleur jaune-vert, avec un labelle joliment frangé et des pétales fins. Comme les hémérocalles, chaque fleur ne vit qu’une journée, mais de nouvelles fleurs s’ouvrent jour après jour pendant plusieurs semaines. C’est pendant ces phases de floraison que l’on obtient les plus belles images, avec des grappes d’une quinzaine de fleurs qui s’ouvrent une à une. Travaillez tôt le matin : la fleur s’ouvre à l’aube et fane dans l’après-midi.

La pollinisation manuelle est aussi un très beau sujet : en quelques secondes, la main rapproche la partie mâle et la partie femelle de la fleur. Elle est indispensable, car à Madagascar, aucun insecte ne sait le faire. Au Brésil, certains s’intéressent même au rôle possible de petits colibris, une piste encore à confirmer. Découvrez comment est pollinisée la vanille, l’article de référence.

Le matériel : un appareil photo et quelques accessoires

La qualité d’une belle photo dépend du moment où elle est prise, mais aussi de son traitement. On entend souvent qu’une bonne photo doit être prise en très haute définition et à 300 DPI : en réalité, le DPI ne compte que pour l’impression. Pour le web, ce qui fait la différence, c’est la netteté, la lumière et la mise en scène. Une haute définition reste précieuse pour pouvoir recadrer et imprimer en grand format. Avant de vous parler de vanille, découvrez ma vidéo sur la bague EF-RF avec le Sigma 105 mm f/2.8 macro, mon objectif préféré pour la vanille.

Chez Wayapi, je travaille avec un Canon R5 et un R5 C, un Fujifilm X-H2, et plusieurs optiques : le Sigma 105 mm macro monté sur bague EF-RF pour les gros plans, le RF 24-70 mm f/2.8 L pour les plantations, l’EF 135 mm f/2 L pour les portraits et le Sigma 14-24 mm f/2.8 Art pour les paysages. Pas besoin d’avoir tout cela pour commencer : un boîtier récent, un objectif macro ou un zoom lumineux, et un trépied suffisent. Si vous voulez obtenir l’une des plus belles images de vanille, vous devrez surtout être patient, comme lors de la culture de la vanille.

Photographier en plantation

Si vous photographiez dans une plantation, renseignez-vous d’abord sur la période de floraison : c’est elle qui vous donnera les photos de fleurs. Les conditions peuvent être difficiles, en sous-bois, avec peu de lumière et beaucoup d’humidité. Il vous faut un bon appareil, comme un Fujifilm X-T3 ou X-H2, un Canon R5 ou un 5D Mark IV, et idéalement un zoom 24-70 mm ouvrant à f/2.8, car la luminosité est souvent faible. L’arrière-plan, ce seront les lianes de vanille : pour le flouter et isoler votre sujet, travaillez à grande ouverture, autour de f/2.8. Voici une photo prise avec un 24-70 mm à 70 mm et f/4, sur le 5D Mark IV.

fleur de vanille et son utilisation

fleur de vanille et son utilisation

Comme les plantations se trouvent en sous-bois, presque n’importe quel moment de la journée fera l’affaire, sauf l’aube et la tombée de la nuit, où la lumière devient trop faible. Il est aussi très amusant de photographier le vanillier lui-même, comme celui-ci.

Feuille de l'orchidée du vanillier

Feuille de l’orchidée du vanillier

Vous voyez un vanillier avec sa feuille bien verte, un excellent piqué et une faible profondeur de champ qui donne une perspective incroyable.

Où puis-je me procurer des gousses de vanille de Madagascar

Où puis-je me procurer des gousses de vanille de Madagascar

Ici, je me suis photographié moi-même avec mes gousses de vanille. C’est très simple : vous installez votre vanille, vous réglez l’ouverture, l’autofocus et les ISO, et vous déclenchez avec le retardateur. Aujourd’hui, avec une tablette ou un smartphone connecté à l’appareil, vous pouvez tout régler à distance. La netteté est sur moi, avec un piqué parfait : photo prise au Canon R5 avec l’EF 135 mm, à f/2, en intérieur, à 500 ISO.

Expédition ranger à la recherche de gousses de vanille

Expédition ranger à la recherche de gousses de vanille

Même prendre une photo lors d’une Expédition Ranger, à la recherche des vanilles du Brésil, est tout un art. Vous voyez le Ford Ranger sur une terre rouge, hors des sentiers battus, en route vers une plantation de café du Minas Gerais, avec un ciel d’orage derrière. Ici, il faut faire très attention à l’exposition, entre le ciel lumineux et la terre sombre. La photo a été prise avec un 5D Mark IV et un Sigma 14-24 mm f/2.8.

La mise en scène sombre pour sublimer la gousse

Pour mes photos de produit, j’utilise aujourd’hui le style « sombre et intense », le clair-obscur des peintres : l’épice ressort d’une atmosphère sombre et luxueuse, qui concentre tout le regard sur sa matière. Voici les éléments clés de la mise en scène.

  • ›Un fond mat et sombre. Ardoise brute, vieux bois foncé, bois brûlé ou lin sombre. Il doit être mat, pour ne pas renvoyer de lumière parasite. Évitez les fonds blancs ou brillants, qui écrasent le contraste.
  • ›Une vaisselle brute. Céramique foncée, grès mat, couverts anciens en cuivre ou en bronze patiné, dont la patine adoucit les reflets. Oubliez la porcelaine blanche brillante.
  • ›Des accessoires qui racontent une histoire. Un brin de raphia pour lier les gousses en botte, comme dans la région SAVA, une gousse fendue pour montrer le caviar, une fleur d’orchidée, du sucre brut ou un bâton de cannelle.
  • ›Des cartons noirs. Placés autour de la scène, ils absorbent la lumière et creusent les ombres.

La lumière qui sculpte la gousse

Une gousse gourmet, souple et huileuse, est couverte de fines rides dans sa longueur et d’un film d’huile qui crée de minuscules reflets. Un éclairage de face et uniforme la rend plate et monotone. Voici le schéma d’éclairage que j’utilise, étape par étape.

  • ›Une lumière rasante sur le côté. La source principale, une boîte à lumière rectangulaire munie d’une grille nid-d’abeilles, est placée à 90°, sur le côté de la gousse. Elle éclaire le sommet des rides et laisse de petites ombres dans les creux : c’est elle qui sculpte la texture.
  • ›Un contre-jour. Une seconde source, placée derrière et un peu en hauteur, dessine un fin liseré lumineux autour de la gousse, la détache du fond et fait briller l’huile et les cristaux de givre.
  • ›Des cartons noirs en face. Au lieu d’un réflecteur blanc, placez un carton noir mat du côté opposé à la lumière : vous gardez des ombres franches et un vrai clair-obscur.
  • ›Sous-exposer légèrement. Réglez votre appareil à 100 ISO, l’ISO natif de la plupart des boîtiers, et sous-exposez d’environ un à un et demi diaphragme, pour ne pas brûler les reflets brillants de la gousse et garder du détail dans les ombres.

La règle des ISO, expliquée en détail

Dans mes réglages, vous avez vu revenir souvent la même valeur : 100 ISO en studio, 500 ISO pour mon autoportrait, davantage en plantation. Les ISO sont le réglage le plus mal compris de la photographie, alors entrons dans la technique.

Ce que sont vraiment les ISO

Contrairement à une idée très répandue, monter les ISO ne rend pas le capteur plus sensible à la lumière. Le capteur capte toujours la même quantité de photons pour une ouverture et une vitesse données. Les ISO règlent l’amplification du signal, analogique puis numérique, appliquée après la capture, pour obtenir une image correctement claire. La valeur affichée suit la norme ISO 12232, qui définit comment un fabricant doit relier ce gain à la luminosité de l’image. Conséquence directe : les ISO ne créent aucune lumière, ils amplifient celle que vous avez capturée, avec le bruit qui l’accompagne.

Le triangle d’exposition et la règle des diaphragmes

L’exposition dépend de trois réglages qui se compensent : l’ouverture, la vitesse et les ISO. Leur unité commune est le diaphragme, ou IL, l’indice de lumination : un diaphragme, c’est un doublement ou une division par deux de la lumière. Voici les règles clés.

  • ›Les ISO. Chaque doublement, de 100 à 200, puis 400, 800, 1 600, éclaircit l’image d’un diaphragme.
  • ›La vitesse. Chaque doublement du temps de pose, de 1/250 s à 1/125 s, apporte un diaphragme de lumière.
  • ›L’ouverture. La suite des ouvertures, f/2, f/2.8, f/4, f/5.6, f/8, f/11, f/16, progresse d’un facteur racine de deux, environ 1,4 : chaque cran ferme d’un diaphragme, car la surface de la pupille est divisée par deux.
  • ›La formule. La valeur d’exposition se calcule ainsi : EV = log2(N² / t), où N est le nombre d’ouverture et t le temps de pose en secondes. À f/8 et 1/125 s, on obtient environ EV 13 à 100 ISO.

L’ISO natif de mes boîtiers

Chaque capteur a un ISO natif, celui où il offre le meilleur compromis entre bruit et plage dynamique. Sur mon Canon R5, c’est 100 ISO, et sur le Fujifilm X-H2, 125 ISO. Le Canon R5 C, pensé pour la vidéo, utilise selon les modes un double gain natif, avec deux valeurs de base plus élevées en profil Log. Les réglages « étendus », sous l’ISO natif, comme 50 ISO, ne sont généralement qu’une surexposition corrigée par le logiciel, qui fait perdre de la marge dans les hautes lumières : je les évite pour la vanille, dont les reflets brillants brûlent vite.

Bruit et plage dynamique : ce que coûtent les ISO

Le bruit d’une photo a deux origines principales. Le bruit de photons, lié à la nature même de la lumière, suit une loi statistique : le rapport signal sur bruit progresse comme la racine carrée de la lumière captée. Quatre fois plus de lumière, c’est seulement deux fois moins de bruit relatif. Le bruit de lecture, lui, vient de l’électronique du capteur. Monter les ISO n’ajoute pas de bruit en soi : c’est le manque de lumière qui en crée, et les ISO le rendent visible. En revanche, chaque diaphragme d’ISO en plus réduit d’environ un diaphragme la plage dynamique, l’écart entre les ombres les plus sombres et les hautes lumières les plus claires que le capteur peut enregistrer en une seule photo. Pour une gousse presque noire couverte de reflets brillants, cette plage dynamique est précieuse : c’est pour cela que je travaille à 100 ISO en studio.

L’invariance ISO

Les capteurs modernes sont souvent dits presque invariants au-delà d’un certain seuil, propre à chaque modèle : au-dessus, photographier à 400 ISO et éclaircir de trois diaphragmes dans Lightroom donne un résultat proche d’une photo prise directement à 3 200 ISO. C’est ce qui permet de sous-exposer volontairement pour protéger les reflets de la gousse, puis de remonter les ombres en retouche avec un fichier RAW. Attention : sur un fichier JPEG, cette marge n’existe presque plus.

Deux règles de terrain

  • ›La règle du « Sunny 16 ». En plein soleil, à f/16, la bonne vitesse est l’inverse des ISO : 1/100 s à 100 ISO, 1/400 s à 400 ISO. C’est un excellent repère pour vérifier son posemètre en extérieur.
  • ›La règle de la vitesse minimale. À main levée, la vitesse doit rester au moins égale à l’inverse de la focale : 1/125 s avec le 105 mm macro, 1/150 s avec le 135 mm. Sur un capteur APS-C comme le X-H2, multipliez la focale par 1,5. La stabilisation permet de gagner plusieurs diaphragmes, mais en macro, le moindre millimètre de bouger se voit : le trépied reste roi.

Un exemple de calcul complet

En plantation, en sous-bois, mon posemètre m’indique une bonne exposition à f/2.8, 1/125 s et 800 ISO. Je veux maintenant photographier une gousse en macro à f/8, pour plus de profondeur de champ. De f/2.8 à f/8, je ferme de trois diaphragmes, f/4, f/5.6 puis f/8 : je perds trois diaphragmes de lumière, soit huit fois moins. J’ai alors trois solutions. À main levée, je monte à 6 400 ISO en gardant 1/125 s, au prix de plus de bruit et de moins de plage dynamique. Sur trépied, je garde 800 ISO et je ralentis à 1/15 s. Ou, toujours sur trépied, je redescends à 100 ISO, trois diaphragmes de moins, et je compense par la vitesse : 1/15, 1/8, 1/4, puis 1/2 s. C’est cette dernière option qui donne la plus belle gousse, à condition que rien ne bouge, ni l’appareil, ni la feuille de vanillier, ni le vent.

Les ISO selon la situation, mes repères
Situation ISO Réglages types Pourquoi
Studio, gousse en macro 100 f/8 à f/11, trépied, pose de quelques dixièmes de seconde ou flash Plage dynamique maximale pour les reflets
Portrait en intérieur 400 à 800 135 mm à f/2, environ 1/160 s Vitesse suffisante à main levée
Plantation en sous-bois 800 à 3 200 24-70 mm à f/2.8, 1/125 s ou plus Peu de lumière, sujet parfois en mouvement
Fleur de vanille au petit matin 400 à 1 600 Macro à f/5.6, trépied si possible Lumière faible, fleur qui bouge au vent
Paysage, expédition 100 à 200 14-24 mm à f/8, vitesse selon le ciel Ciel lumineux, détails dans la terre sombre

En résumé : on choisit d’abord l’ouverture pour la profondeur de champ, puis la vitesse pour la netteté, et on ne monte les ISO qu’en dernier recours. Pour la vanille, cette règle est d’or : chaque diaphragme d’ISO économisé, c’est plus de détails dans le noir profond de la gousse et dans l’éclat de son givre.

La macro et l’empilement de mise au point

En macro, à l’échelle 1:1, la zone nette est extrêmement fine, souvent moins d’un millimètre : impossible d’avoir une gousse entièrement nette d’un seul cliché. Fermer le diaphragme à f/22 ou f/32 n’est pas une solution, car l’image perd en piqué à cause de la diffraction. La technique des pros s’appelle l’empilement de mise au point, ou focus stacking : on prend une série de photos en décalant la mise au point, puis on les fusionne. Voici les étapes clés.

  • ›Stabiliser. Appareil sur un trépied lourd, déclenchement à distance ou prise de vue connectée à l’ordinateur, pour supprimer la moindre vibration.
  • ›Régler l’optique. Un objectif macro de 90 à 105 mm, comme mon Sigma 105 mm, réglé à f/8 ou f/11, là où il est le plus piqué.
  • ›Prendre la série. En mise au point manuelle, avec l’aide du focus peaking ou de la loupe, faites la mise au point sur l’avant de la gousse, puis prenez 10 à 25 photos en décalant peu à peu la netteté vers l’arrière. Certains boîtiers, comme le R5 ou le X-H2, proposent un mode d’empilement automatique avec les objectifs compatibles.
  • ›Préparer dans Lightroom. Importez la série, activez la correction de l’objectif et la suppression des aberrations chromatiques, réglez la balance des blancs vers 3 800 à 4 500 K pour réchauffer les tons ambrés, puis synchronisez ces réglages sur toutes les photos.
  • ›Fusionner dans Photoshop. Ouvrez la série en calques, puis utilisez « Alignement automatique des calques » et « Fusion automatique des calques », en choisissant « Empiler les images ». Photoshop ne garde que les zones nettes de chaque photo.
  • ›Nettoyer. Aplatissez l’image et retirez à 100 % d’agrandissement les poussières et petites fibres que la macro révèle impitoyablement.

La retouche finale

De retour dans Lightroom, trois réglages font la différence. Appliquez un peu de texture, autour de +15 à +25, uniquement sur la gousse, avec un pinceau ou un masque, pour faire ressortir les rides et les cristaux de givre sans toucher au fond, et n’abusez pas de la clarté, qui assèche l’image. Ajoutez une pointe de bleu dans les ombres et une touche chaude dans les hautes lumières pour donner du relief. Enfin, un léger vignetage, autour de -10 à -20, ramène le regard vers la gousse. Une photo prise avec un vrai appareil et un fichier RAW bien conservé traverse les années : la première photo de vanille du Comptoir de Toamasina en est la preuve.

Le mémento studio

Photographier une gousse de vanille en macro
Étape Matériel et réglages Objectif
Optique Macro 90-105 mm f/2.8, chez moi le Sigma 105 mm Grossissement 1:1, piqué maximal
Exposition 100 ISO, f/8 à f/11, sous-exposition de 1 à 1,5 IL Garder les reflets et éviter la diffraction
Lumière principale Boîte à lumière et grille, à 90° Sculpter les rides de la gousse
Contre-jour Source derrière, en hauteur Liseré lumineux, huile et givre qui brillent
Ombres Cartons noirs mats Un vrai clair-obscur
Mise au point 10 à 25 vues empilées Gousse nette sur toute sa longueur
Retouche Environ 4 000 K, texture +20 sur la gousse Sublimer le caviar sans assécher

Mon verdict : quel matériel pour photographier la vanille ?

Voici mon classement du matériel que j’utilise, selon ce que vous voulez photographier.

Vos questions fréquentes

Comment bien photographier une gousse de vanille ?

Sur un fond sombre et mat, avec une lumière rasante sur le côté, un contre-jour et des cartons noirs, en sous-exposant légèrement pour garder les reflets.

Quel objectif pour photographier la vanille ?

Un objectif macro de 90 à 105 mm pour les gros plans, et un zoom lumineux 24-70 mm f/2.8 pour les plantations.

Pourquoi ma gousse de vanille paraît floue en gros plan ?

En macro, la zone nette est très fine. Il faut prendre plusieurs photos en décalant la mise au point, puis les fusionner.

Peut-on photographier la vanille avec un smartphone ?

Oui, pour un premier essai : utilisez la lumière d’une fenêtre sur le côté, un fond sombre et un carton noir. Mais pour la macro et l’impression, un vrai appareil fait toute la différence.

Vos photos de vanille

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