Maison ActualitésVanilleComment fabrique-t-on l’extrait de vanille ? Procédés industriels, normes, étiquettes et fraudes

Comment fabrique-t-on l’extrait de vanille ? Procédés industriels, normes, étiquettes et fraudes

Quelles gousses, les étapes industrielles, macération, percolation et CO2, les extraits concentrés, les normes européenne et américaine, l'étiquette et les fraudes

Par Arnaud Sion
18 minutes lire

Une cuillère à café d’extrait de vanille dans une pâte à gâteau : le geste est simple, mais derrière ce petit flacon brun se cache une véritable industrie, avec ses procédés d’extraction, ses normes internationales, ses contrôles en laboratoire et ses fraudes. Entre un vrai extrait de vanille et un « arôme vanille » de supermarché, l’écart de prix peut aller de un à vingt, et la différence se lit sur l’étiquette, à condition de savoir la déchiffrer. Moi Arnaud Sion, Arnaud Vanille, je travaille la vanille depuis 2010 et je travaille avec des professionnels de l’alimentation depuis 2012. Dans ce guide, je vous explique comment on fabrique l’extrait de vanille à l’échelle industrielle, ce que disent les normes en Europe et aux États-Unis, comment lire une étiquette, et comment repérer les fraudes.

Comment fabrique-t-on l’extrait de vanille ? Ce petit élixir entre dans la composition de nombreux desserts, y compris les puddings, les tartes, les biscuits, les yaourts et les flans. Découvrez d’ailleurs ma recette de flan pâtissier à la vanille. En raison de sa polyvalence, la vanille est non seulement un ingrédient sucré populaire, mais aussi un élément de base de nombreux plats salés. Cependant, en raison du coût élevé des vraies gousses de vanille, de plus en plus de personnes et d’entreprises optent pour l’arôme artificiel de vanille. Qu’est-ce qui entre dans sa création ?

L’avis d’Arnaud, créateur du Comptoir de ToamasinaUn vrai extrait de vanille, c’est de la gousse, de l’alcool, de l’eau et du temps. C’est tout. Quand je lis une étiquette, je cherche trois choses : la dénomination exacte, la liste des ingrédients et l’origine de la vanille. Si je vois « arôme » sans le mot « vanille » juste derrière « naturel », du colorant caramel ou de la vanilline, je passe mon chemin. Les industriels font aussi de très bons extraits, à condition de respecter la gousse et le temps de macération. Ce qui me gêne, ce sont les produits qui jouent sur les mots pour faire passer un arôme de laboratoire pour de la vanille.

La fabrication de l’extrait de vanille : l’essentiel

LES INGRÉDIENTSGousses, alcool, eau
LA GOUSSE PRÉFÉRÉELa TK, moins humide
LE PROCÉDÉ ROIMacération ou percolation à froid
AUX ÉTATS-UNIS100 g de gousses par litre, 35 % d’alcool
EN EUROPERèglement CE 1334/2008
LE CONTRÔLEChromatographie et isotopes
Fabrication de l'extrait de vanille

De la gousse au flacon : les étapes de fabrication de l’extrait de vanille

Les différents arômes alimentaires et extraits de vanille

La saveur boisée, fruitée, caramélisée ou beurrée de la vanille peut être obtenue avec seulement quelques gouttes d’arôme alimentaire de vanille dans vos plats préférés. Plusieurs variétés d’arômes vanille sont disponibles, et chacune est soumise à son propre ensemble de réglementations. En Europe, les arômes alimentaires sont régis par le règlement (CE) n° 1334/2008 sur les arômes. Le texte précise qu’éviter d’induire le consommateur en erreur est d’une importance capitale lors de l’utilisation d’arômes : leur présence dans les aliments doit toujours être indiquée, et ils ne doivent pas être utilisés pour tromper le consommateur sur l’origine, la fraîcheur ou la qualité des ingrédients, sur le procédé de fabrication ou sur la teneur en nutriments. Voici comment lire les étiquettes des extraits de vanille pour savoir exactement ce que vous achetez.

La vanille comme arôme

Les techniques industrielles modernes ont permis aux aromaticiens de recréer chimiquement une gamme étonnante de goûts. C’est pourquoi, lorsque vous voyez les mots « arôme vanille », vous savez que cela implique, le plus souvent, que des experts en arômes ont reproduit artificiellement le goût de la vanille. Il faut savoir que lorsque vous achetez un produit « à la vanille », il doit contenir de la véritable vanille et non un simple arôme. Si c’est un arôme, le fabricant ne peut pas laisser croire que le produit contient de la gousse de vanille.

L’extrait de vanille est entièrement naturel

Avoir « naturel » écrit sur l’étiquette de votre arôme signifie que les molécules de l’arôme sont obtenues à partir de matières naturelles, mais pas nécessairement à partir de la vanille. Pour créer le goût de la vanille, plusieurs composants d’arômes naturels différents peuvent être combinés. Des composés qui contribuent à la saveur caractéristique de la vanille se trouvent dans des matières sans rapport avec elle, et peuvent être recombinés pour imiter sa saveur. De nombreux produits, dont le curcuma, les clous de girofle et le son de riz, permettent d’obtenir de la vanilline, la molécule clé de la vanille. On a alors une matière première naturelle qui n’est pas de la vanille, mais qui reste naturelle et non une concoction artificielle de laboratoire. L’extrait de vanille, lui, ne vient que de la gousse.

Le goût de la vraie vanille

Lorsqu’on parle d’« arôme naturel de vanille », cela signifie qu’au moins 95 % de la partie aromatisante doit provenir de la gousse de vanille elle-même pour qu’il soit considéré comme de la vraie vanille. C’est pour cette raison que l’extrait de vanille est utilisé pour créer des goûts authentiques. Pour créer un extrait, les gousses de vanille sont « extraites » en étant immergées dans un solvant composé d’alcool et d’eau, une solution hydroalcoolique. Les 5 % restants d’un arôme naturel de vanille sont étroitement surveillés, pour garantir qu’ils proviennent de sources naturelles et ne dénaturent pas la saveur de la vanille. Ils ne peuvent qu’en renforcer les nuances fraîches, épicées, biscuitées, beurrées ou lactées. Même si son caractère aromatique peut être enrichi, la vanille doit toujours être le premier goût identifié.

Qu’est-ce qu’un extrait de vanille ?

Un extrait de vanille est une solution obtenue en faisant passer les arômes des gousses dans un mélange d’alcool et d’eau. C’est tout l’inverse d’un arôme de synthèse.

Des centaines de molécules. Un vrai extrait contient non seulement la vanilline, mais aussi des centaines d’autres composés aromatiques de la gousse : acide vanillique, p-hydroxybenzaldéhyde, esters, lactones. C’est ce bouquet qui donne sa rondeur à la vraie vanille. Une seule molécule pour la synthèse. Un arôme vanille de synthèse contient pour l’essentiel de la vanilline, parfois de l’éthylvanilline, plus puissante. Le goût est plus plat, plus sucré, sans profondeur. Un écart de prix énorme. La vanilline de synthèse coûte quelques dizaines d’euros le kilo, la gousse de vanille des centaines. C’est cet écart qui explique les tentations de fraude. Deux grandes origines. L’immense majorité des extraits est faite avec de la vanille Bourbon, Vanilla planifolia, de Madagascar ou d’ailleurs ; plus rarement avec de la vanille de Tahiti, plus florale et anisée.

Je vous explique la molécule star dans la vanilline, de la gousse à la synthèse.

La matière première : quelles gousses pour l’extrait ?

Des gousses préparées. L’extrait se fait toujours avec des gousses déjà échaudées, étuvées, séchées et affinées : une gousse verte ne sent rien. Tout le détail dans la préparation de la vanille verte. La TK, gousse de l’extraction. Les industriels utilisent surtout des gousses TK, plus sèches, autour de 25 à 30 % d’humidité : à poids égal, elles apportent plus de matière aromatique et moins d’eau, ce qui ne dérègle pas le titre d’alcool. La gourmet, pour la cuisine. Les gousses gourmet, souples et charnues, sont réservées en priorité à la pâtisserie, où l’on gratte le caviar. Leur eau diluerait l’alcool en cuve. Les gousses rouges et les coupes. Les gousses très sèches, cassées ou en morceaux servent aux poudres, aux oléorésines et à certains extraits industriels. Les appellations marketing. « Grand cru », « XXL », « Gold » : ces termes n’ont aucune valeur dans la norme ISO 5565, qui classe les gousses surtout selon leur humidité, leur aspect et leur longueur.

Je détaille ces catégories dans la classification officielle des gousses de vanille.

Les étapes de la fabrication industrielle

  • ›Le contrôle des gousses. À réception, les lots sont analysés : humidité, teneur en vanilline, absence de moisissure et authenticité. Un bon extrait commence par une bonne matière première.
  • ›Le hachage. Les gousses sont coupées en petits morceaux de 2 à 5 millimètres pour multiplier la surface de contact avec le solvant. On évite la poudre trop fine, qui colmate les filtres.
  • ›Le solvant. Seul de l’alcool éthylique alimentaire, mélangé à de l’eau, est utilisé pour un extrait. Le titre est souvent choisi entre 35 et 70 % : trop peu d’alcool extrait surtout les sucres et donne un liquide instable, trop d’alcool dessèche les tissus et freine l’extraction.
  • ›L’extraction. Pendant des jours ou des semaines, selon le procédé, les arômes passent de la gousse au liquide, qui vire de l’ambre au brun acajou.
  • ›La filtration. Le liquide est décanté puis filtré. Certains fabricants laissent volontairement de fines particules de gousse, signe visuel d’une origine naturelle.
  • ›La maturation. L’extrait repose ensuite de deux mois à un an, en cuves inox ou en fûts de chêne, à température stable. L’alcool s’adoucit et le bouquet s’arrondit, avec des notes plus boisées et caramélisées.
  • ›L’ajustement. Le titre d’alcool est fixé avec de l’eau. Selon les marchés, un peu de sucre ou de glycérine peut être ajouté pour arrondir la texture : c’est alors mentionné dans la liste des ingrédients.
  • ›Le contrôle final et le conditionnement. Chaque lot est analysé avant d’être mis en flacons, souvent en verre brun pour le protéger de la lumière.
Comment fabrique-t-on l'extrait de vanille

Hachées puis macérées dans l’alcool, les gousses libèrent leurs arômes pendant des semaines

Les procédés d’extraction comparés

Quatre façons d’extraire la vanille
Procédé Principe Durée Points forts Limites
Macération Gousses immergées dans l’alcool, en cuve Plusieurs semaines Simple, équilibré, fidèle à la gousse Lent, immobilise du stock
Percolation à froid Le solvant circule en continu à travers les gousses Quelques semaines Préserve les arômes les plus fins Équipement plus coûteux
CO2 supercritique Du CO2 sous pression sert de solvant, puis s’évapore Quelques heures Aucun résidu, extrait très concentré Installations très chères, réservé à la parfumerie et aux arômes de spécialité
Ultrasons Des ondes fragmentent les cellules de la gousse Moins d’une heure Très rapide, bon rendement Risque d’abîmer les arômes légers si la température monte

La macération et la percolation à froid restent les piliers de la production mondiale, car elles respectent le mieux le bouquet de la gousse. Les procédés rapides progressent, portés par la recherche d’économies d’énergie et de temps.

Extraits concentrés, « folds » et oléorésine

L’extrait simple. Dans le vocabulaire américain, un extrait « single fold » correspond à la dose minimale légale de gousses par litre. C’est celui que l’on trouve en magasin. Les extraits concentrés. Un extrait « two fold » contient deux fois plus de vanille, un « ten fold » dix fois plus. On les obtient en utilisant plus de gousses, ou en concentrant l’extrait sous vide, à basse température. Les industriels de l’agroalimentaire les apprécient pour réduire les volumes à transporter. L’oléorésine. Si l’on retire tout le solvant, il reste une pâte sombre et très visqueuse, l’oléorésine de vanille, très riche en vanilline. Elle sert aux industriels et aux parfumeurs, mais l’évaporation emporte une partie des arômes les plus volatils. La pâte et la poudre. On trouve aussi des pâtes de vanille, mélange d’extrait, de caviar et souvent de sucre, et des poudres de gousses broyées. Je les compare dans graines et caviar de vanille.

Ce que dit la réglementation européenne

En Europe, les arômes sont encadrés par le règlement (CE) n° 1334/2008. Son principe : l’étiquette ne doit pas tromper le consommateur sur l’origine de l’arôme. Voici ce que signifient les principales dénominations.

Les dénominations en Europe
Sur l’étiquette D’où vient l’arôme Part issue de la gousse
Extrait de vanille Uniquement des gousses de vanille, extraites par des procédés physiques La totalité de l’arôme
Arôme naturel de vanille La gousse, avec d’éventuels autres arômes naturels Au moins 95 % de la partie aromatisante
Arôme naturel (sans le mot vanille juste après) Une matière naturelle, mais pas forcément la vanille : par exemple de la vanilline obtenue par fermentation Faible ou nulle
Arôme ou arôme vanille Souvent de la vanilline de synthèse ou de l’éthylvanilline Aucune

Le piège du mot « naturel ». « Arôme naturel » ne veut pas dire « vanille » : seul « arôme naturel de vanille » garantit que l’arôme vient pour l’essentiel de la gousse. Le piège des images. Une gousse dessinée sur l’emballage ne prouve rien : seule la dénomination et la liste des ingrédients comptent. Une redondance. L’administration française rappelle qu’un extrait est par nature issu de la gousse : « extrait naturel de vanille » n’apporte aucune garantie de plus qu’« extrait de vanille ».

La norme américaine, la plus précise

Une dose minimale de gousses. Aux États-Unis, l’agence fédérale de l’alimentation impose, pour l’appellation « pure vanilla extract », au moins 13,35 onces de gousses par gallon, soit environ 100 grammes de gousses par litre, calculées sur des gousses à 25 % d’humidité. Au moins 35 % d’alcool. En dessous, le produit ne peut plus s’appeler extrait : il devient un « vanilla flavoring ». Une référence mondiale. Faute de dosage minimal aussi précis en Europe, cette règle sert souvent de repère aux professionnels du monde entier pour juger la concentration d’un extrait.

Lire une étiquette d’extrait de vanille

  • ›La dénomination. Cherchez « extrait de vanille » ou « arôme naturel de vanille ». Méfiez-vous d’« arôme naturel » seul ou d’« arôme vanille ».
  • ›Les ingrédients. Un bon extrait se résume à de la vanille, de l’alcool et de l’eau, parfois un peu de sucre. La mention de vanilline, d’éthylvanilline ou d’arôme ajouté est un signal d’alerte.
  • ›Le colorant caramel. Noté E150, il fonce artificiellement un liquide trop dilué.
  • ›Le titre d’alcool. Un vrai extrait contient de l’alcool. Un produit « sans alcool » est le plus souvent un arôme sur base de glycérine ou de sirop.
  • ›L’origine. Un fabricant sérieux indique l’origine de ses gousses : Madagascar, Tahiti, Ouganda.
  • ›Le prix. Un extrait très bon marché cache presque toujours un arôme. La vanille est chère, et un vrai extrait aussi.

Les fraudes les plus fréquentes

Les enquêtes de la DGCCRF sur la vanille relèvent régulièrement des produits non conformes, en particulier parmi les extraits et les arômes. Voici les pratiques les plus courantes.

  • ›Le faux extrait. Un mélange d’eau, de sirop, de vanilline de synthèse et de colorant, vendu sous le nom d’extrait ou de concentré.
  • ›L’extrait « dopé ». Un vrai extrait très dilué, renforcé avec de la vanilline ajoutée pour garder un parfum fort.
  • ›Le détournement du mot « naturel ». Un arôme tiré de la fermentation de son de riz ou d’autres matières, présenté comme s’il venait de la gousse.
  • ›Les gousses épuisées. Des gousses déjà extraites, sans parfum, parfois ré-aromatisées à la vanilline ou huilées pour paraître souples, puis revendues.
  • ›Les gousses alourdies. Des gousses trop humides pour peser plus lourd, au risque de moisir.
  • ›Les substitutions non déclarées. D’autres matières au parfum proche, ajoutées sans le dire pour imiter la vanille. Utiliser une autre épice n’a rien d’illégal, c’est le fait de ne pas le déclarer qui constitue une tromperie.

Pour éviter les pièges à l’achat, lisez où trouver de bonnes gousses de vanille.

Les contrôles en laboratoire

La chromatographie, selon la norme ISO 5565-2. Elle mesure la vanilline et trois de ses compagnons naturels. Dans une vraie gousse, leurs proportions sont caractéristiques ; un ajout de vanilline rompt cet équilibre. Les isotopes du carbone. La vanille, orchidée au métabolisme particulier, laisse dans sa vanilline une empreinte de carbone 13 différente de celle d’une vanilline issue du pétrole, du bois, du riz ou du clou de girofle. Cette analyse démasque les fraudes les plus sophistiquées. Le carbone 14 et la RMN. Le carbone 14 repère la vanilline d’origine pétrolière, et la résonance magnétique nucléaire isotopique distingue les différentes origines de la vanilline.

Je détaille ces méthodes dans la vanille du Brésil sur le marché mondial.

ATTAQUEVanille vive, alcool légerCŒURCaramel, cacao, pruneauFONDBois, notes de fût

La pyramide aromatique d’un extrait de vanille Bourbon bien affiné

Profil indicatif : extrait de vanille, arôme naturel de vanille et arôme de synthèse


Ma méthode : l’extrait de vanille des chefs pâtissiers

Les nouvelles aventures de Toamasina Vanille

Le Comptoir de Toamasina s’engage à n’utiliser que des ingrédients naturels dans toutes ses recettes et ses saveurs du monde. Cela signifie qu’aucun ingrédient ni arôme artificiel n’est utilisé. Par conséquent, les seuls ingrédients de ma recette d’extrait de vanille sont la gousse de vanille et l’alcool, voire le sucre, utilisés pour extraire l’arôme de cette princesse de la pâtisserie. Ici, je vous explique comment se passe le processus de la véritable recette d’extrait de vanille des chefs, celle que je vous montre dans ma vidéo.

Bien choisir et analyser la gousse

Tout d’abord, il faut savoir quelles gousses vous allez utiliser. Vous pouvez prendre des gousses de vanille gourmet et pratiquer ma recette, ou tout simplement prendre de la vanille rouge, plus sèche, et la laisser infuser. L’analyse de la gousse est la première étape avant de commencer la création de votre extrait de vanille naturel. La concentration en vanilline et le taux d’humidité sont les deux paramètres à étudier : pour avoir la meilleure puissance aromatique, il faut une gousse riche en vanilline, car la saveur de la vanille dépend de la vanilline contenue dans ses graines et dans sa gousse. Découvrez comment reconnaître une vanille de qualité.

Les moments clés de ma méthode

On voit souvent laisser la vanille infuser entière dans de l’alcool, voire dans du sucre. Mais pour maximiser la puissance aromatique, voici les moments qui font la différence.

  • ›Briser la vanille en copeaux. Pour que l’infusion soit parfaite, coupez les gousses en morceaux, ni trop fins ni trop gros : c’est tout l’équilibre.
  • ›Infuser à chaud. Laissez tremper les copeaux dans l’alcool pendant environ 5 heures à 65 °C, au bain-marie, dans un bocal fermé, sans oublier de mélanger pendant tout le processus. Vous pouvez utiliser de l’eau et du sucre si vous ne souhaitez pas un extrait à base d’alcool.
  • ›Presser et écraser la vanille. Ensuite, prenez vos gousses et pressez-les : vous récoltez ainsi les dernières notes de vanille des princesses.
  • ›Conserver la version au sucre. Si vous avez travaillé sur une base d’eau sucrée, ajoutez 10 % d’alcool au total de la préparation pour la conservation : versez cette quantité dans la bouteille, puis complétez avec la préparation. Pour la version à la vodka, pas besoin.

Vous voyez, c’est très simple. Comme vous pouvez le constater, l’extrait de vanille maison peut aussi subir une longue macération à froid, de plusieurs semaines : je détaille cette méthode dans comment faire un extrait de vanille maison. J’ai fait de nombreux essais avec un objectif : vous offrir la véritable recette de l’extrait de vanille des grands chefs pâtissiers. Suivez-moi sur ma chaîne YouTube pour vivre l’aventure de la vanille.

Comment est fabriqué l'extrait de vanille

Extrait de vanille des chefs pâtissiers, méthode à chaud

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Pour combien: Un flacon de 250 ml Temps de préparation: Temps de cuisson:
Valeurs nutritionnelles 200 Calories 20 grams gras
Note 5.0/5
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Ingrédients

  • 25 g de gousses de vanille de Madagascar, gourmet ou rouge, soit environ 5 gousses
  • 250 ml de vodka ou de rhum blanc à 40 %
  • Ou, pour la version sans alcool : 225 ml d'eau et 50 g de sucre, plus 25 ml d'alcool pour la conservation

Préparation

Coupez les gousses en copeaux, ni trop fins ni trop gros.
Placez les copeaux dans un bocal en verre, versez l'alcool, ou l'eau et le sucre, et fermez le bocal.
Placez le bocal fermé au bain-marie et laissez infuser environ 5 heures à 65 °C, en mélangeant régulièrement. Ne chauffez jamais l'alcool à feu direct ni près d'une flamme.
Laissez refroidir, puis pressez et écrasez les copeaux pour récupérer les dernières notes de vanille.
Filtrez dans un flacon en verre propre.
Pour la version au sucre, versez d'abord 10 % d'alcool dans la bouteille, puis complétez avec la préparation, pour la conservation.

REMARQUES

Pour un extrait encore plus rond, laissez reposer le flacon quelques semaines à l'abri de la lumière avant de l'utiliser. La méthode à froid, plus longue, est détaillée dans mon article sur l'extrait de vanille maison.

Mon verdict : quel produit vanille choisir ?

Entre l’extrait, l’arôme naturel et l’arôme de synthèse, voici mon classement, du plus fidèle à la gousse au plus éloigné. Et pour le meilleur au meilleur prix, faites-le vous-même avec ma méthode ci-dessus.

Extrait de vanille et gousses

Extrait, arôme naturel ou arôme de synthèse : tout se lit sur l’étiquette

Vos questions fréquentes

Comment fabrique-t-on l’extrait de vanille ?

On fait macérer ou percoler des gousses de vanille hachées dans un mélange d’alcool et d’eau pendant plusieurs semaines, puis on filtre et on laisse mûrir l’extrait plusieurs mois.

Quelle est la différence entre extrait et arôme de vanille ?

L’extrait vient uniquement de la gousse. L’arôme peut contenir de la vanilline de synthèse ou de fermentation, sans aucune vanille.

Que signifie « arôme naturel de vanille » ?

Qu’au moins 95 % de la partie aromatisante vient de la gousse de vanille. « Arôme naturel » seul ne donne pas cette garantie.

Combien de gousses faut-il pour un litre d’extrait ?

La norme américaine impose au minimum environ 100 grammes de gousses par litre. Les extraits concentrés en contiennent deux à dix fois plus.

Pourquoi un extrait de vanille contient-il de l’alcool ?

Parce que la vanilline et les arômes de la gousse se dissolvent mal dans l’eau seule. L’alcool les extrait et conserve l’extrait. Il s’évapore en grande partie à la cuisson.

Faites votre propre extrait

Les gousses pour votre extraitPour un extrait maison d’exception, choisissez mes gousses de vanille de Madagascar, ou la vanille de Tahiti pour un extrait floral.

L’extrait de vanille, c’est un savoir-faire simple dans son principe, gousse, alcool et temps, mais exigeant dans sa réalisation et très encadré par la loi. Apprendre à lire une étiquette, c’est la meilleure façon de ne plus jamais payer un arôme au prix de la vanille.

Le Comptoir de Toamasina, le spécialiste de la vanille depuis 2010.

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