Maison épices et vanilleThés et InfusionsInfusion de corossol : à quoi ça sert, comment la préparer et les précautions

Infusion de corossol : à quoi ça sert, comment la préparer et les précautions

Usages traditionnels, ce que dit la science, le mythe anticancer, les risques liés à l'annonacine, la bonne préparation et la différence entre cannelle verum et cassia

Par Arnaud Sion
Publié: Mis à jour: 15 minutes lire

Au Brésil, où je vis depuis 2015, on l’appelle graviola. Aux Antilles, c’est le corossol, et en Amérique latine, la guanábana. Ce gros fruit vert hérissé de petites pointes cache une pulpe blanche, crémeuse et parfumée, et ses feuilles servent depuis longtemps à préparer une tisane très populaire dans les régions tropicales. Mais l’infusion de corossol est aussi entourée de promesses exagérées, et de risques bien réels que l’on connaît mal en France. Moi Arnaud Sion, créateur du Comptoir de Toamasina, je vous explique à quoi sert vraiment l’infusion de corossol, ce que dit la science, les précautions indispensables, comment la préparer de façon raisonnable, et pourquoi le choix de la cannelle que vous y ajoutez n’est pas anodin.

L’avis d’Arnaud, créateur du Comptoir de ToamasinaJ’adore le corossol en jus, en sorbet ou dans un rhum arrangé : sa saveur entre l’ananas, la fraise et les agrumes est unique. Ses feuilles ont de vrais atouts, que la recherche commence à explorer, notamment sur le sommeil, la glycémie ou la tension. Mais je dois être honnête avec vous : dans une première version de cet article, je conseillais deux à trois tasses de tisane de feuilles par jour. C’était une erreur. Les autorités sanitaires françaises déconseillent la consommation régulière de corossol, à cause d’une molécule neurotoxique, l’annonacine. Une tasse de temps en temps, oui ; une cure quotidienne, non.
Information santéCet article présente les usages traditionnels du corossol et ce qu’explore la recherche. Il ne constitue pas un avis médical. Le corossol ne soigne aucune maladie et ne doit jamais remplacer un traitement. Sa consommation régulière est déconseillée par les autorités sanitaires. Il est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement, et en cas de troubles neurologiques. Si vous suivez un traitement, notamment pour la tension ou le diabète, parlez-en à votre médecin avant d’en consommer.

L’infusion de corossol : l’essentiel

LA PLANTEAnnona muricata, arbre tropical
L’INFUSIONPréparée avec les feuilles séchées
USAGE TRADITIONNELApaiser, aider à dormir, digestion
LE RISQUEL’annonacine, neurotoxique
MA RÈGLEOccasionnellement, jamais en cure
LA CANNELLEPréférez la verum, pauvre en coumarine
Infusion de corossol, la recette

L’infusion de corossol en un coup d’œil

Qu’est-ce que le corossol ?

Le corossol est le fruit du corossolier, Annona muricata, un petit arbre de la famille des Annonacées, originaire des Antilles et d’Amérique tropicale, aujourd’hui cultivé dans toutes les régions chaudes du monde : Brésil, Afrique, Asie du Sud-Est, Nouvelle-Calédonie. Le fruit peut peser plus d’un kilo. Sa peau verte est couverte de petites pointes molles, et sa chair blanche, juteuse et fibreuse, a un goût acidulé et sucré qui évoque à la fois l’ananas, la fraise, la banane et les agrumes. Elle renferme de nombreuses graines noires, qu’il ne faut jamais consommer. Les feuilles, vert foncé, brillantes et parfumées, sont celles que l’on utilise pour préparer l’infusion, souvent appelée « thé de corossol ». Pour tout savoir sur le fruit, lisez qu’est-ce que le corossol.

La valeur nutritive du fruit. La pulpe de corossol est un fruit tropical comme un autre, assez peu calorique, riche en eau et en fibres, qui apporte de la vitamine C, du potassium et des sucres naturels. C’est ce qui explique sa réputation de fruit tonifiant et rafraîchissant dans les pays chauds, où on le boit volontiers en jus bien frais. Ses bienfaits nutritionnels sont ceux d’un bon fruit, ni plus, ni moins.

À quoi sert l’infusion de corossol ?

Dans les pharmacopées traditionnelles des Antilles, d’Amérique latine, d’Afrique ou de Nouvelle-Calédonie, les feuilles de corossol ont de nombreux usages. Pour apaiser. L’infusion de feuilles est traditionnellement bue le soir pour favoriser l’endormissement et calmer la nervosité. Aux Antilles et en Nouvelle-Calédonie, on prépare aussi des bains de feuilles pour apaiser les enfants agités. Pour la digestion. Elle est utilisée pour soulager les crampes d’estomac d’origine nerveuse et faciliter la digestion. Pour la peau. En bains ou en compresses, la décoction de feuilles sert à apaiser les éruptions et les irritations cutanées. Le fruit, lui, est consommé frais ou en jus, et son écorce ou ses racines entrent dans d’autres préparations traditionnelles. Ces usages sont anciens et très répandus, mais ils ne constituent pas une preuve d’efficacité.

Ce que dit la science sur le corossol

Le corossol a fait l’objet de nombreuses recherches, mais presque toutes en laboratoire ou chez l’animal. Ses composés. Ses feuilles contiennent des acétogénines, une famille de molécules propres aux Annonacées dont plus d’une centaine ont été identifiées, des alcaloïdes et des polyphénols, comme la quercétine ou la rutine, aux propriétés antioxydantes. Les pistes explorées. Une synthèse des travaux publiés recense de nombreux effets observés en laboratoire, notamment antioxydants, anti-inflammatoires et antimicrobiens [1]. Chez le rat diabétique, un extrait aqueux de feuilles de corossol a fait baisser la glycémie et semblé protéger les cellules du pancréas qui produisent l’insuline [2]. Chez le rat, un extrait de feuilles a également fait baisser la tension artérielle, en relaxant les vaisseaux sanguins [3]. Ces résultats expliquent la réputation traditionnelle du corossol, et ils restent intéressants pour la recherche. Mais il n’existe pas d’essai clinique solide chez l’humain permettant d’affirmer que l’infusion de corossol aide à traiter le diabète, l’hypertension, le cholestérol ou une infection. Contrairement à ce que j’écrivais autrefois, elle ne doit donc jamais être considérée comme un traitement.

Les bienfaits possibles de l’infusion de corossol

Voici ce que l’on sait des bienfaits attribués à l’infusion de feuilles de corossol, avec, pour chacun, le niveau de preuve actuel. La plupart reposent sur des usages traditionnels et des études chez l’animal : ils restent à confirmer chez l’humain.

Les bienfaits attribués au corossol et leur niveau de preuve
Bienfait possible Ce que l’on sait Niveau de preuve
Sommeil et détente Usage traditionnel très répandu ; certains alcaloïdes des feuilles agiraient sur des récepteurs du cerveau liés à l’apaisement [1] Tradition et laboratoire
Digestion Traditionnellement utilisée contre les crampes d’estomac d’origine nerveuse Tradition
Glycémie Chez le rat diabétique, un extrait de feuilles a fait baisser la glycémie [2] Animal
Tension artérielle Chez le rat, un extrait a fait baisser la tension en relaxant les vaisseaux [3] Animal
Effet antioxydant Ses polyphénols, comme la quercétine et la rutine, piègent les radicaux libres [1] Laboratoire
Inflammation Des extraits ont montré un effet anti-inflammatoire [1] Laboratoire et animal
Microbes et parasites Activité contre certaines bactéries et parasites, dont celui du paludisme, en laboratoire [1] Laboratoire
Peau Bains et compresses de feuilles traditionnellement utilisés pour apaiser les irritations Tradition

Pour le sommeil et la nervosité. C’est l’usage le plus courant aux Antilles comme au Brésil : une tasse le soir aiderait à se détendre et à trouver le sommeil. Les chercheurs s’intéressent aux alcaloïdes des feuilles, qui pourraient expliquer cet effet apaisant. Pour la glycémie et la tension. Les résultats obtenus chez l’animal sont encourageants, et l’infusion de corossol pourrait contribuer à l’équilibre de la glycémie et de la tension artérielle. Mais ces effets n’ont pas été démontrés chez l’humain, et ils justifient justement la prudence : si vous suivez un traitement pour le diabète ou l’hypertension, l’association pourrait faire baisser excessivement votre glycémie ou votre tension. Pour se protéger du stress oxydatif. Riches en polyphénols, les feuilles auraient une action antioxydante, comme beaucoup de plantes. Dans tous les cas, l’infusion de corossol ne remplace aucun traitement, et elle ne doit pas être bue en cure, à cause des risques liés à l’annonacine expliqués plus bas.

Le mythe du corossol contre le cancer

Sur internet, le corossol est souvent présenté comme un remède miracle contre le cancer, « plus puissant que la chimiothérapie ». Cette rumeur repose sur des études de laboratoire, où certaines acétogénines se sont montrées toxiques pour des cellules tumorales cultivées en boîte de Pétri. Mais ces molécules sont toxiques pour les cellules en général, y compris les neurones, et aucune étude chez l’humain n’a montré que le corossol soigne ou prévient un cancer. Remplacer ou retarder un traitement par du corossol peut avoir des conséquences graves. Si vous ou un proche êtes concerné, parlez-en toujours à votre oncologue avant de prendre la moindre plante.

Les risques : l’annonacine et la neurotoxicité

Une découverte venue de Guadeloupe. À la fin des années 1990, des neurologues ont observé en Guadeloupe une fréquence inhabituelle de syndromes parkinsoniens atypiques, associés à des troubles de l’équilibre, des mouvements des yeux et de la mémoire, et résistants aux traitements habituels de la maladie de Parkinson. Leurs travaux, publiés en 1999 dans la revue médicale The Lancet, ont mis en évidence un lien avec la consommation fréquente et prolongée de corossol et de tisanes de feuilles d’Annonacées [4]. Des observations comparables ont été faites en Nouvelle-Calédonie. Le coupable supposé : l’annonacine. Cette acétogénine pénètre dans le cerveau et bloque une étape clé de la production d’énergie dans les cellules nerveuses. En laboratoire, elle s’est montrée très toxique pour les neurones qui produisent la dopamine [5], et chez le rat, son administration a provoqué des lésions dans les zones du cerveau touchées par la maladie de Parkinson [6]. L’avis des autorités. En 2010, l’agence sanitaire française, l’Afssa, aujourd’hui intégrée à l’ANSES, a recommandé d’éviter une consommation régulière et prolongée de corossol et de ses dérivés, en raison de ce risque neurotoxique [7]. C’est pourquoi je déconseille aujourd’hui toute cure de tisane de corossol.

Et les gélules ou extraits de corossol ? On trouve sur internet des gélules, des poudres et des extraits concentrés de feuilles de graviola, souvent vendus avec des promesses de santé spectaculaires. Ce sont précisément les formes les plus concentrées en acétogénines, donc les plus à risque. Je vous les déconseille, d’autant que leur composition et leur dosage sont rarement contrôlés. Ni la posologie, ni la sécurité d’une cure n’ont été établies : en cas de doute, demandez conseil à un pharmacien.

Contre-indications et interactions

Quand éviter le corossol
Situation Pourquoi
Grossesse et allaitement Contre-indiqué : le corossol pourrait stimuler les contractions de l’utérus
Maladie de Parkinson, troubles neurologiques À éviter, en raison de la neurotoxicité de l’annonacine
Traitement contre l’hypertension Risque de baisse excessive de la tension
Traitement du diabète Risque de baisse excessive de la glycémie
Enfants Pas de tisane de feuilles
Consommation quotidienne ou prolongée Déconseillée par les autorités sanitaires
Graines du fruit Toxiques, ne jamais les avaler ni les broyer

Une consommation excessive peut aussi provoquer des nausées, des vomissements et une baisse de tension. En cas de doute, demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Comment préparer une infusion de corossol de façon raisonnable

Les feuilles. On trouve des feuilles de corossol séchées dans les épiceries antillaises, africaines ou exotiques. Choisissez des feuilles entières, vert sombre, sans moisissure, d’origine clairement indiquée. Si vous avez accès à un corossolier, les feuilles fraîches se sèchent facilement à l’ombre. La dose. Restez sur une petite quantité : deux ou trois feuilles pour une tasse, pas davantage. L’infusion. Versez de l’eau frémissante sur les feuilles et laissez infuser une dizaine de minutes. Son goût est végétal, doux, légèrement herbacé et un peu âpre. La fréquence. C’est le point le plus important : considérez-la comme une boisson occasionnelle, de temps en temps, et jamais comme une cure quotidienne. Pour la parfumer. Un bâton de cannelle, un morceau de gingembre ou un zeste de citron vert adoucissent son goût et permettent de se passer de sucre. Pour la cannelle, choisissez bien votre espèce : je vous explique pourquoi un peu plus bas.

Feuilles de corossol pour infusion

Les feuilles de corossol, à utiliser avec modération

Profiter du fruit autrement

Le meilleur du corossol, c’est sans doute son fruit, à savourer de temps en temps. Au Brésil, le jus de graviola, le suco de graviola, est un classique des bars à jus : la pulpe mixée avec un peu d’eau ou de lait et quelques glaçons. Elle donne aussi des sorbets, des crèmes glacées, des mousses et des cocktails délicieux, et parfume merveilleusement un rhum arrangé : voyez comment faire un rhum arrangé. En France, on trouve la pulpe surgelée dans les épiceries exotiques. Comme le fruit contient lui aussi de l’annonacine, la même règle s’applique : un plaisir occasionnel, pas une consommation quotidienne. Et retirez toujours toutes les graines.

Cannelle verum ou cannelle cassia : la différence qui compte

Dans mon ancienne recette, j’ajoutais deux cuillères à café de cannelle dans l’infusion. C’est une très bonne idée pour le goût, à condition de choisir la bonne cannelle. Car sous le même nom se cachent deux épices bien différentes.

Cannelle verum ou cassia
Cannelle verum Cannelle cassia
Espèce Cinnamomum verum Cinnamomum cassia et espèces proches
Origines Sri Lanka, l’ancienne Ceylan, et Madagascar : même espèce, terroirs différents Chine, Vietnam, Indonésie
Aspect du bâton Fines couches d’écorce enroulées les unes dans les autres, friables Écorce épaisse et dure, enroulée en un seul tube
Couleur Brun clair, doré Brun rouge foncé
Goût Doux, fin, légèrement sucré et floral Fort, piquant, plus brut
Coumarine Très faible Élevée
Prix Plus élevé Bon marché, la plus vendue
Idéale pour Infusions, desserts, usage régulier Plats mijotés, usage ponctuel

Pourquoi la coumarine compte. La coumarine est une molécule naturellement présente dans la cannelle cassia en quantité importante. Consommée régulièrement en grande quantité, elle peut être toxique pour le foie chez les personnes sensibles, et l’Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé une dose journalière tolérable. Avec la cassia, quelques cuillères à café par jour suffisent parfois à l’approcher, surtout chez un enfant. La cannelle verum, de Ceylan ou de Madagascar, en contient très peu : c’est donc elle qu’il faut choisir pour un usage régulier, dans les tisanes, le porridge ou les desserts. Comment les reconnaître. En bâton, c’est facile : la verum ressemble à un petit cigare fait de fines feuilles roulées, qui s’effrite sous les doigts ; la cassia est un tube unique, épais et dur comme du bois. En poudre, c’est presque impossible : fiez-vous à l’étiquette, qui doit indiquer Cinnamomum verum ou Cinnamomum zeylanicum. Pour aller plus loin, lisez cannelle casse ou cannelle verum et tout savoir sur la cannelle.

Cannelle de Ceylan et cannelle cassia

Cannelle verum ou cassia : deux épices différentes, surtout pour la coumarine

ATTAQUECannelle douce, épicéeCŒURVégétal, herbacéFONDLégère âpreté, notes boisées

Pyramide aromatique de l’infusion de corossol à la cannelle

Profil indicatif : cannelle verum, cannelle cassia et feuille de corossol


Vos questions fréquentes

À quoi sert l’infusion de corossol ?

Traditionnellement, elle est bue pour apaiser, favoriser le sommeil et faciliter la digestion. Des études chez l’animal suggèrent aussi un effet sur la glycémie et la tension, qui reste à confirmer chez l’humain.

Combien de tasses de tisane de corossol par jour ?

Aucune de façon régulière : les autorités sanitaires déconseillent la consommation quotidienne et prolongée. Une tasse de temps en temps, pas plus.

Le corossol soigne-t-il le cancer ?

Non. Les effets observés l’ont été en laboratoire, sur des cellules, et aucune étude chez l’humain ne le démontre. Ne remplacez jamais un traitement par du corossol.

Le corossol est-il dangereux ?

Consommé régulièrement et longtemps, il a été associé à des troubles neurologiques, à cause de l’annonacine. Il est aussi contre-indiqué pendant la grossesse.

Quelle cannelle mettre dans une infusion ?

La cannelle verum, de Ceylan ou de Madagascar, plus douce et très pauvre en coumarine, idéale pour un usage régulier.

Quel goût a le corossol ?

Le fruit a un goût sucré et acidulé, entre l’ananas, la fraise et les agrumes. L’infusion de feuilles est plus végétale et légèrement âpre.

Mon infusion de corossol à la cannelle, pour une dégustation occasionnelle

Feuilles de corossol pour infusion

Infusion de corossol à la cannelle verum

Imprimer
Pour combien: 1 tasse Temps de préparation: Temps de cuisson:
Valeurs nutritionnelles 200 Calories 20 grams gras
Note 5.0/5
( 1 vote )

Ingrédients

  • 2 à 3 feuilles de corossol séchées
  • 25 cl d'eau
  • 1 petit bâton de cannelle verum, de Madagascar ou de Ceylan
  • 1 zeste de citron vert, facultatif

Préparation

Rincez rapidement les feuilles de corossol à l'eau froide.
Portez l'eau à frémissement, sans la faire bouillir longtemps.
Versez l'eau sur les feuilles et le bâton de cannelle dans une tasse ou une petite théière.
Laissez infuser environ 10 minutes, à couvert.
Retirez les feuilles, ajoutez le zeste de citron vert si vous le souhaitez, et dégustez sans sucre : la cannelle suffit à l'adoucir.

REMARQUES

À réserver à une dégustation occasionnelle, jamais en cure quotidienne : les autorités sanitaires déconseillent la consommation régulière de corossol. Contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement, chez l'enfant et en cas de troubles neurologiques. En cas de traitement pour la tension ou le diabète, demandez l'avis de votre médecin. Préférez la cannelle verum, très pauvre en coumarine.

La cannelle au Comptoir

À découvrir en boutique

Sources scientifiques

[1] Moghadamtousi S.Z. et al. Annona muricata (Annonaceae): a review of its traditional uses, isolated acetogenins and biological activities. International Journal of Molecular Sciences, 2015, 16(7):15625-15658.

[2] Adewole S.O., Caxton-Martins E.A. Morphological changes and hypoglycemic effects of Annona muricata Linn. (Annonaceae) leaf aqueous extract on pancreatic β-cells of streptozotocin-treated diabetic rats. African Journal of Biomedical Research, 2006, 9:173-187.

[3] Nwokocha C.R. et al. Possible mechanisms of action of the hypotensive effect of Annona muricata (soursop) in normotensive Sprague-Dawley rats. Pharmaceutical Biology, 2012, 50(11):1436-1441.

[4] Caparros-Lefebvre D., Elbaz A. Possible relation of atypical parkinsonism in the French West Indies with consumption of tropical plants: a case-control study. The Lancet, 1999, 354(9175):281-286.

[5] Lannuzel A. et al. The mitochondrial complex I inhibitor annonacin is toxic to mesencephalic dopaminergic neurons by impairment of energy metabolism. Neuroscience, 2003, 121(2):287-296.

[6] Champy P. et al. Annonacin, a lipophilic inhibitor of mitochondrial complex I, induces nigral and striatal neurodegeneration in rats. Journal of Neurochemistry, 2004, 88(1):63-69.

[7] Afssa (aujourd’hui ANSES). Avis relatif aux risques liés à la consommation de corossol et de ses préparations, 2010.

Le corossol est un fruit merveilleux, et son infusion fait partie des traditions de nombreux pays tropicaux. Mais comme toute plante active, il demande du respect : savourez-le de temps en temps, jamais en cure, et parfumez votre tasse d’une belle cannelle verum.

Vous aimerez peut-être aussi

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.