Apportez une touche originale à vos tartines avec cette confiture de pastèque à l’orange, au citron et à la fleur d’oranger. La chair fondante et rafraîchissante de la pastèque, l’acidité vive des agrumes et le parfum floral de l’eau de fleur d’oranger se mêlent dans une confiture d’été légère, d’un joli rose orangé. Simple et économique, elle se prépare avec une macération d’une nuit et une cuisson très courte, qui préserve la fraîcheur du fruit. Une façon gourmande de profiter de la pastèque au-delà de la saison, et de surprendre vos invités au petit-déjeuner.
- › La pastèque, le fruit de l’été
- › Le défi : une confiture qui prend
- › L’eau de fleur d’oranger
- › Peler les agrumes à vif
- › Pourquoi une macération d’une nuit ?
- › La recette
- › Mise en pots et conservation
- › Comment la déguster ?
- › Les confitures originales
- › Mes variantes
- › Et l’écorce de pastèque ?
- › Mon verdict
- › Vos questions fréquentes
La pastèque, le fruit de l’été
La pastèque, Citrullus lanatus, est originaire d’Afrique, où elle est cultivée depuis plus de quatre mille ans : on en a retrouvé des graines dans des tombeaux égyptiens. Elle est composée à plus de 90 % d’eau, ce qui en fait le fruit désaltérant par excellence des journées chaudes. Sa chair, rouge vif, doit sa couleur au lycopène, le même pigment que celui de la tomate. Sa saison va de juin à septembre. Pour la choisir, tapotez-la : elle doit sonner creux. Une tache jaune crème sur l’écorce, là où elle reposait au sol, indique qu’elle a mûri au soleil. Pour tout savoir, lisez la pastèque en été.

La pastèque, le fruit désaltérant de l’été
Le défi : une confiture qui prend
Pour qu’une confiture prenne, il faut trois éléments : de la pectine, une fibre végétale naturellement présente dans les fruits, du sucre et de l’acidité. La pastèque est très pauvre en pectine et en acidité, et très riche en eau : seule, elle donnerait un sirop liquide. C’est pourquoi cette recette l’associe à l’orange et au citron, dont la pulpe et les membranes sont riches en pectine, et dont l’acidité aide à la prise. Le sucre gélifiant, enrichi en pectine, complète le tout. Grâce à lui, la cuisson peut rester courte, ce qui préserve le goût frais de la pastèque.
L’eau de fleur d’oranger
L’eau de fleur d’oranger est obtenue par distillation des fleurs du bigaradier, l’oranger amère. Très utilisée dans la pâtisserie méditerranéenne et orientale, elle parfume les crêpes, les brioches, les cornes de gazelle ou les oreillettes. Son parfum floral, doux et légèrement sucré, s’accorde naturellement avec les agrumes, puisqu’elle en est issue, et avec les fruits rouges et la pastèque. Celle que je propose vient du Maroc, où elle est un parfum du quotidien. Dosez-la avec parcimonie : deux centilitres suffisent pour cette confiture, sinon elle devient envahissante. Pour d’autres idées, voyez mon pamplemousse rôti à la fleur d’oranger.
Peler les agrumes à vif
Pour cette confiture, l’orange et le citron sont pelés à vif : on retire l’écorce et la peau blanche, très amère, pour ne garder que la pulpe. Coupez une tranche en haut et en bas du fruit, posez-le debout, puis retirez l’écorce de haut en bas avec un couteau bien aiguisé, en suivant la courbe du fruit. Travaillez au-dessus d’un saladier pour récupérer le jus, qui contient beaucoup de pectine. Coupez ensuite la pulpe en morceaux, en retirant les pépins. Choisissez des agrumes non traités si vous souhaitez ajouter un peu de zeste à la confiture, pour un goût plus intense.
Pourquoi une macération d’une nuit ?
La macération des fruits dans le sucre et la fleur d’oranger, toute une nuit au réfrigérateur, joue plusieurs rôles. Le sucre fait sortir le jus des fruits et commence à les confire, ce qui permet de réduire ensuite la cuisson à quelques minutes. Les parfums ont le temps de se mêler : la fleur d’oranger imprègne la pastèque et les agrumes de façon homogène. Enfin, la pectine des agrumes se diffuse dans le jus. Le lendemain, on mixe très brièvement la préparation, pour obtenir une texture homogène tout en gardant quelques petits morceaux.
La pyramide olfactive de la confiture de pastèque
La recette
Ingrédients
- 200 g de chair de pastèque
- 50 g de pulpe de citron
- 50 g de pulpe d'orange
- 150 g de sucre gélifiant
- 2 cl d'eau de fleur d'oranger
Préparation
Pelez l'orange et le citron à vif au-dessus d'un saladier, en éliminant les membranes blanches et les pépins, et coupez la pulpe en morceaux.
Détaillez la chair de pastèque en morceaux en recueillant son jus, et ôtez tous les pépins.
Mettez les fruits et leur jus dans le saladier, ajoutez le sucre gélifiant et l'eau de fleur d'oranger.
Mélangez, couvrez d'un film alimentaire et laissez macérer une nuit au réfrigérateur.
Le lendemain, mixez la préparation 5 secondes, en gardant quelques morceaux.
Versez dans une sauteuse et faites cuire à feu vif 6 à 8 minutes, en remuant.
Remplissez aussitôt les pots stérilisés à ras bord, fermez et retournez-les jusqu'à complet refroidissement.
REMARQUES
Une fois ouverte, conservez la confiture au réfrigérateur et consommez-la dans les deux à trois semaines.
Mise en pots et conservation
Préparez vos pots à l’avance : lavez-les à l’eau très chaude, puis ébouillantez-les avec leurs couvercles, ou passez-les dix minutes au four à 100 °C. Remplissez-les à ras bord avec la confiture bouillante, fermez immédiatement et retournez-les jusqu’à complet refroidissement. Bien fermés, ils se conservent plusieurs mois dans un placard frais et sombre. Comme la pastèque contient beaucoup d’eau, cette confiture est un peu plus fragile qu’une confiture classique : une fois ouverte, gardez-la au réfrigérateur et consommez-la dans les deux à trois semaines.

Une confiture rose orangé, fraîche et parfumée
Comment la déguster ?
Cette confiture est délicieuse sur une tartine de pain grillé beurré, une brioche ou des crêpes. Sa fraîcheur s’accorde aussi très bien avec un yaourt grec, un fromage blanc ou une panna cotta. Elle peut garnir une tarte, des sablés ou un roulé, et napper une glace à la vanille. Pour un accord original, servez-la avec un fromage frais de chèvre ou une feta, en apéritif : le contraste sucré-salé est surprenant et très réussi.
Les confitures originales
Pendant longtemps, on ne faisait des confitures qu’avec quelques fruits classiques : fraise, abricot, cerise, prune, groseille. Aujourd’hui, les confituriers créatifs osent des fruits inattendus, comme la pastèque, le melon, la tomate verte, la rhubarbe ou le kiwi, et les associent à des épices, des fleurs ou des herbes. La pastèque est l’un des fruits les plus surprenants : peu sucrée et très aqueuse, elle donne une confiture légère, presque une gelée, au goût délicat. Elle est très populaire dans les pays méditerranéens et au Moyen-Orient, où l’on prépare aussi des confitures d’écorce de pastèque.
Mes variantes
Pastèque et vanille. Remplacez la fleur d’oranger par les graines d’une gousse de vanille, pour une confiture plus douce et plus gourmande.
Pastèque et eau de rose. Remplacez la fleur d’oranger par de l’eau de rose, pour un parfum plus floral, façon loukoum.
Pastèque et gingembre. Ajoutez un petit morceau de gingembre frais râpé, pour une note vive et piquante.
Pastèque et menthe. Ajoutez quelques feuilles de menthe ciselées en fin de cuisson, pour une confiture très fraîche.
Pour d’autres confitures originales, essayez ma confiture de fraises au Sichuan ou ma confiture d’orange à la vanille.
Et l’écorce de pastèque ?
Ne jetez pas l’écorce de la pastèque : la partie blanche, entre la peau verte et la chair rouge, est comestible. Dans plusieurs pays, notamment dans le sud des États-Unis, en Russie ou en Inde, on la confit au sucre, on la marine au vinaigre comme des cornichons, ou on la cuisine en légume, en curry ou sautée. Elle a une texture croquante, proche du concombre, et un goût neutre qui absorbe bien les épices. Pour la préparer, retirez la peau verte au couteau, coupez la partie blanche en dés et faites-la cuire dans un sirop parfumé au gingembre ou à la cannelle. Une jolie façon de lutter contre le gaspillage.
Pour cette recette, découvrez mon eau de fleur d’oranger du Maroc, mon eau de rose de Bulgarie et mon extrait de vanille de Madagascar.
Mon verdict : la confiture de pastèque à la fleur d’oranger
Voici mon évaluation de cette recette, critère par critère.