- › La reforestation avec la culture du poivre
- › Soutenez le comptoir de toamasina, le spécialiste de la vanille et des épices
- › La culture du poivre noir et la reforestation : une symbiose naturelle
- › Quel est le rôle des tuteurs vivants ?
- › Combien d’arbres faut-il pour une plantation de poivre noir ?
- › Pieux morts ou tuteurs vivants : ce qui change au Brésil
- › Les avantages de la reforestation avec des poivriers
- › Préservation des forêts existantes
- › Reconstitution des écosystèmes forestiers
- › Diversification agricole
- › Réduction de l’empreinte carbone
La reforestation avec la culture du poivre
Quand on pense au poivre, on imagine parfois de la déforestation. Mais le Brésil pratique la reforestation avec la culture du poivre. C’est dans l’état de Espirito Santo que j’ai vu cela lors de mon voyage pour découvrir la vanille bahianaise la plus rare au monde.
Le Brésil développe actuellement une culture agro-responsable dans cet état et j’ai été impressionné après mon açai qui provient d’une politique de reforestation, je vais vous proposer bientôt du poivre d’une même politique.
Soutenez le comptoir de toamasina, le spécialiste de la vanille et des épices
Le Comptoir de Toamasina est le spécialiste dans l’achat et vente de poivre en grains et poivre rare. Ici, vous allez tout savoir sur le monde des poivres du Comptoir de Toamasina.
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La culture du poivre noir et la reforestation : une symbiose naturelle
Le poivre noir (Piper nigrum) est une liane grimpante qui a besoin de supports pour se développer. Traditionnellement, des pieux en bois étaient utilisés, ce qui nécessitait l’abattage de nombreux arbres. Mais aujourd’hui, une solution durable a émergé : l’utilisation de plantes vivantes comme tuteurs. Cette méthode permet non seulement de produire du poivre noir sans déforester, mais également de participer activement à la reforestation.
- › Découvrez notre article comment pousse le poivre.
Quel est le rôle des tuteurs vivants ?
Une plante vivante est utilisée comme tuteur pour la production de poivre noir dans le Pará. On peut même pratiquer la culture du poivre avec la culture de la fève tonka. Découvrez notre article comment pousse la fève tonka.
Les tuteurs vivants sont des arbres ou des plantes robustes capables de soutenir la croissance des poivriers. Par exemple, dans la région du Pará, au Brésil, des espèces spécifiques comme le gliricidia ou d’autres arbres locaux sont plantées à intervalles réguliers, environ tous les 5 mètres, pour offrir un support idéal aux lianes de poivre.
Ici, vous allez 30 arbres par hectares qui vont servir de support.
Combien d’arbres faut-il pour une plantation de poivre noir ?
Dans les méthodes traditionnelles, environ 20 à 30 arbres par hectare sont abattus pour produire les pieux nécessaires à une plantation de poivre noir. Cette pratique a un impact considérable sur les forêts et la biodiversité. En revanche, avec les tuteurs vivants, il suffit de planter un arbre tous les 5 mètres pour couvrir une plantation entière. Ces arbres offrent un support durable tout en favorisant la séquestration du carbone et l’amélioration de la qualité des sols.
Pieux morts ou tuteurs vivants : ce qui change au Brésil
Au Brésil, dans les grandes régions poivrières comme l’Espírito Santo ou le Pará, le poivrier est encore souvent cultivé sur des pieux de bois mort. La recherche agronomique publique brésilienne, l’Embrapa, travaille depuis des années sur une alternative : le tuteur vivant, en particulier la gliricidia, un petit arbre de la famille des légumineuses. Ses racines fixent l’azote de l’air et enrichissent le sol, et son feuillage, taillé régulièrement, fournit un paillage naturel au pied des lianes.
| Pieu de bois mort | Tuteur vivant | |
|---|---|---|
| Arbres abattus | Oui, pour fabriquer les pieux | Non, on plante un arbre |
| Durée de vie | Quelques années, puis le pieu pourrit | Toute la vie de la plantation |
| Sol | Aucun apport | Enrichi en azote et en matière organique |
| Ombre | Aucune | Ombre légère, à gérer par la taille |
| Coût | Achat régulier de pieux | Main-d’œuvre pour la taille |
Pour moi qui travaille le poivre depuis des années, c’est une évolution importante : un poivre cultivé avec des tuteurs vivants est un poivre qui ne coûte pas un arbre à la forêt. C’est aussi pour cela que le poivre sauvage de Madagascar me fascine : il pousse naturellement en liane dans la forêt, sans aucune plantation.
Les avantages de la reforestation avec des poivriers
Je vous propose ici de découvrir comment pratiquer la reforestation avec le poivrier et pourquoi c’est bon pour la préservation de nos forêts :
Préservation des forêts existantes
En utilisant des tuteurs vivants, il n’est plus nécessaire d’abattre des arbres pour fabriquer des pieux. Cela contribue à réduire la pression sur les forêts naturelles.
Reconstitution des écosystèmes forestiers
Planter des tuteurs vivants permet de recréer des zones boisées tout en exploitant une culture rentable. Cette pratique s’inscrit dans une démarche de reforestation active.
Diversification agricole
En intégrant des cultures comme la fève tonka ou l’açaí, les agriculteurs diversifient leurs revenus tout en renforçant la résilience des sols et des écosystèmes locaux.
Réduction de l’empreinte carbone
Les arbres utilisés comme tuteurs capturent du carbone atmosphérique, participant ainsi à la lutte contre le changement climatique.
